Coronavirus: les étudiants devraient être dispensés d’examens de maturité

Des examens de maturité facultatifs. C’est en substance la demande des directeurs cantonaux de l’instruction publique. Si les oraux doivent être supprimés, un doute subsiste quant aux épreuves écrites.

22 avr. 2020, 09:16
Certains cantons ne pourront pas organiser d'examens en raison de la décision du Conseil fédéral.

Les gymnases et les écoles de culture générale devraient avoir la possibilité de se dispenser d’examens écrits. Les directeurs cantonaux de l’instruction publique ont soumis une demande en ce sens au Conseil fédéral. Les examens oraux doivent eux être supprimés.

Certains cantons ne pourront pas organiser d’examens en raison de la décision du Conseil fédéral, ce qui pourrait signifier que les écoles secondaires pourraient rester fermées jusqu’au 8 juin, a précisé la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) dans une lettre au Conseil fédéral mardi. Son Assemblée plénière a ainsi décidé de renoncer aux examens oraux.

Les conséquences de la fermeture des écoles en raison de la crise du coronavirus affectent par ailleurs les cantons, et donc les élèves, de manière très différente. Dans certains cantons, l’enseignement de la matière pour les examens finaux était déjà en grande partie terminé avant la fermeture des écoles, tandis que dans d’autres cantons, son enseignement devait durer jusqu’à la fin mai. Les élèves ont par ailleurs dû se préparer pour les examens dans des conditions plus difficiles.

Les cantons devraient ainsi pouvoir tenir compte de ces circonstances en renonçant aux examens écrits. Dans sa lettre au Conseil fédéral, la CDIP a donc demandé au Conseil fédéral de créer la possibilité pour les gymnases de renoncer aux examens finaux écrits dans le cadre d’une ordonnance d’urgence. Les cantons qui renoncent aux examens devraient se fonder sur les notes d’expérience, afin de garantir la qualité et l’équivalence des diplômes finaux.

La CDIP publiera une directive similaire pour la reconnaissance des diplômes de l’enseignement secondaire professionnel. Elle demande que le gouvernement fédéral édicte une réglementation similaire pour la maturité professionnelle.