Construction: les maçons du canton de Genève disent stop à la grève

Les maçons genevois ont décidé de ne pas relancer la grève. L'accord national et l'ouverture du patronat local ont pesé dans leur décision de ne pas reprendre le mouvement.

10 déc. 2015, 12:29
Les maçons genevois satisfaits des réponses du patronat ont décidé de mettre fin à la grève.

Après l'accord au niveau national, les maçons genevois ont cimenté des discussions avec le patronat sur tous les points spécifiques qu'ils revendiquaient. Réunis jeudi en Assemblée générale, ils ont transformé leur menace de grève en manifestation symbolique.

"On salue l'ouverture du patronat", a souligné à l'ats le responsable syndical du SIT, Thierry Horner. Il a reconnu que l'accord national avait contribué "assurément" à ce déblocage, mais aussi la mobilisation il y a quelques semaines de quelque 3000 maçons.

La déclaration de principe conclue mercredi au terme de discussions avec la section genevoise de la Société suisse des entrepreneurs (SSE) prévoit une négociation pour trouver des solutions sur toutes les questions d'ici fin 2016.

Elle a été acceptée à l'unanimité par un millier de maçons réunis en Assemblée générale ou sur une cinquantaine de chantiers. Les participants ont ensuite remis symboliquement la déclaration au siège du SSE, avant de gagner le second centre patronal, le Groupement genevois d'entreprise du bâtiment et du génie civil (GGE).

Plusieurs centaines de personnes

Ils étaient toujours un millier pour cette marche, selon M. Horner, et environ 300, selon la police. Ils devaient ensuite élire leurs délégués aux discussions.

Les problèmes liés à la sous-traitance et au dumping salarial et social devront être résolues d'ici fin janvier. Les gros dossiers de la limitation du travail temporaire et des licenciements des personnes âgées seront discutés d'ici fin avril. De même que le salaire des apprentis.

Une augmentation des frais de repas et de déplacement d'un franc a été décidée au niveau national, de 15 à 16 francs. Les maçons genevois souhaiteraient une hausse semblable, de 24 à 25 francs. Le décalage des montants s'explique par les "particularismes" genevois, indique M. Horner. Les discussions sur le fonds intempéries doivent aboutir d'ici fin 2016.