Christoph Blocher souhaite une "puissante force de combat contre l'UE"

Christoph Blocher compte mettre toute son énergie dans la lutte contre une adhésion à l'Union européenne. Le Zurichois ambitionne également de fédérer les organisations qui critiquent l'UE.

11 mai 2014, 08:32
Christoph Blocher parle aux delegues UDC, lors de l'assemblee des delegues UDC/SVP, ce samedi 26 juin 2010 a Delemont. (KEYSTONE/Sandro Campardo)

Après son départ du Conseil national prévu à la fin mai, Christoph Blocher entend allouer de gros moyens financiers à sa lutte contre une adhésion à l'Union européenne "insidieuse". L'organisation en cours de création à cet effet doit compter au minimum 30'000 adhérents.

"'UE-Non' doit être une puissante force de combat", explique l'ancien conseiller fédéral dans des interviews diffusées dimanche dans "Schweiz am Sonntag" et la "SonntagsZeitung". Il estime qu'il faut aussi coordonner toutes les organisations qui critiquent l'UE.

"Dans tous les cas", le conseiller national est prêt à s'engager financièrement. Il juge qu'une campagne de votation contre l'UE coûtera entre quatre et cinq millions de francs.

"Si cela est nécessaire et que les dons ne sont pas suffisants, je paierai moi-même, même si cela représente une grande partie du budget", affirme M. Blocher. "Il s'agit de sauver la liberté, la prospérité et la sécurité de la Suisse", explique-t-il.

"Une réforme impérative du Parlement"

L'UDC zurichois veut également s'engager pour "une réforme impérative du Parlement". "On doit le bousculer de l'extérieur", selon lui. Le plus simple consiste à réduire les salaires. "C'est indispensable!", s'exclame-t-il, précisant que le revenu maximum ne devrait pas dépasser 50'000 francs. Il prévoit en outre de supprimer les jetons de présence.

Pour M. Blocher, un parlementaire doit consacrer un tiers de son temps à la politique et deux tiers à sa vie professionnelle. Les commissions permanentes devraient ainsi disparaître, à l'exception de la commission des finances, et devraient être remplacées par des commissions ad hoc pour traiter des problèmes concrets.

Il promet d'ores et déjà une initiative populaire sur le sujet, car le Parlement n'a guère envie de se réformer lui-même.