Chantier à Andermatt: "des esclaves modernes"

Les ouvriers, en majorité polonais, travaillant sur le chantier d'un hôtel de luxe à Andermatt dans le canton d'Uri, font jusqu'à 58 heures par semaine. Des conditions dénoncées par Unia.
06 août 2015, 15:21
A new water station - high above the village of Andermatt- is constructed for the projected resort "Swiss Alps" in Andermatt, canton of Uri, Switzerland. In the background the hotel chedi - under construction- is on view. Pictured on October 23, 2012. (KEYSTONE/Urs Flueeler)

Eine neue Wasserstation fuer das Swiss Alps Resort wird erstellt, hoch ueber dem Dorf Andermatt mit im Hintergrund dem Hotel Chedi des Andermatt Swiss Alps Resorts, am Dienstag, 23. Oktober 2012, in Andermatt. (KEYSTONE/Urs Flueeler)

Le syndicat Unia dénonce les conditions de travail catastrophiques qui règnent sur le chantier d'un hôtel de luxe à Andermatt (UR). Les ouvriers, en majorité polonais, travaillent jusqu'à 58 heures par semaine et ne reçoivent leur salaire qu'en retard ou même pas du tout.

C'est de "l'esclavage moderne", a déclaré au "SonntagsBlick" Giuseppe Reo, secrétaire du syndicat Unia de Suisse centrale. Un an avant l'ouverture de l'hôtel de luxe Chedi, la situation est de plus en plus tendue sur le chantier. Lors d'une assemblée houleuse tenue jeudi soir, les employés de la société allemande Condor ont exigé le versement de leur salaire de novembre.

Vendredi après-midi, la société Andermatt Swissalps a alors donné l'ordre à l'entreprise générale de retirer de ce chantier le sous-traitant Condor et ses 30 employés d'ici la fin de l'année. C'est ce qu'a confirmé le porte-parole de Swissalps, Daniel Göring.