Assassinat de Marie: Sommaruga très ferme

La ministre de la justice Simonetta Sommaruga a assuré que des mesures devaient êtres prises pour empêcher un récidiviste de commettre des crimes alors qu'il porte un bracelet électronique. Elle répondait à plusieurs interpellations sur le meurtre de Marie.

10 juin 2013, 16:42
Une jeune fille depose des fleurs proche d'un portrait de Marie devant le Tribunal cantonal de Montbenon lors d'une marche blanche organisee en souvenir de Marie, entre le Tribunal cantonal de Montbenon et le Tribunal des mesures de contrainte de l'office du juge d'application des peines ce lundi 20 mai 2013 a Lausanne. La jeune femme avait ete enlevee le 13 mai dernier par Claude D. au bord du Golf de Payerne puis retrouvee assassinee le 15 mai dans une foret fribourgeoise. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)

Un assassinat commis par un récidiviste en congé ou muni d'un bracelet électronique ne doit plus jamais se reproduire. La ministre de la justice Simonetta Sommaruga l'a déclaré lundi à la tribune du Conseil national, alors qu'elle répondait à des questions sur l'assassinat de Marie.

Invoquant l'enquête en cours, la conseillère fédérale a refusé de s'exprimer sur le fond de l'affaire. Le gouvernement a néanmoins déjà prévu une réforme du code pénal, après l'assassinat de Lucie Trezzini, la jeune Fribourgeoise tuée en 2009 à Baden (AG) par un récidiviste au bénéfice d'une libération conditionnelle anticipée, a-t-elle rappelé.

Dans de tels cas, l'autorité compétente devrait demander une expertise psychiatrique et l'avis d'une commission d'experts avant d'alléger une sanction. Le dossier est en mains de la commission compétente du National, a signalé la ministre de la justice, répondant à des questions de Natalie Rickli (UDC/ZH).

Pour ce qui est du bracelet électronique, une manipulation ou un non respect de l'horaire de contrôle fixé n'entraîne pas une intervention immédiate de police, d'après elle. L'assassin de Marie, considéré comme extrêmement dangereux, était depuis août 2012 soumis aux arrêts domiciliaires, muni seulement d'un bracelet électronique.