Assassinat de 2011 devant la justice lausannoise

La justice lausannoise examine depuis ce lundi le cas d'un jeune algérien accusé du meurtre d'un Capverdien devant une discothèque de la cité lémanique. Le fait divers remonte à avril 2011.

17 juin 2013, 15:21
Le Tribunal fédéral (TF) confirme la décision d'internement prononcée par la justice bâloise contre l'auteur de plusieurs agressions au couteau.

Le procès d’un Algérien de 26 ans s’est ouvert lundi devant le Tribunal criminel de Lausanne. En avril 2011, il a tué un père de famille capverdien de 30 ans de plusieurs coups de couteau devant une discothèque lausannoise.

L’homme est principalement accusé d’assassinat. Sous l’emprise de l’alcool, de drogue et de médicaments le jour du drame, il dit ne plus avoir aucun souvenir des faits.

Versions contradictoires

Le 22 avril 2011, vers 5h40, une altercation s’est produite entre l’accusé et le frère de la victime devant une discothèque. Les causes n’ont pour l’heure pas pu être déterminées avec certitude.

Selon le récit du frère, la rixe aurait démarré pour une banale affaire de téléphone portable. Après avoir reçu un coup de couteau, il serait parvenu à jeter à terre son agresseur à plusieurs reprises et à le frapper.

Après s’être relevé, l’accusé aurait poursuivi la victime, qui se trouvait un peu plus haut dans la rue. Le fuyard est tombé par terre. L’accusé se serait jeté sur lui et lui aurait asséné plusieurs coups de couteau.

Un ami du frère, présent sur les lieux du drame, a donné une version très différente des faits. Selon lui, c’est le frère qui aurait agressé le meurtrier alors qu’il discutait pacifiquement avec la victime. Les deux frères l’auraient alors violemment frappé, avant de le poursuivre.

Huit plaies

La victime, touchée huit fois, a été retrouvée inconsciente peu après les faits. L'homme est décédé en fin de journée des suites d’une hémorragie.

Dans le passé, l’accusé a déjà commis plusieurs vols et agressions et a été impliqué dans plusieurs rixes. Quelques heures avant le drame, il a commis deux cambriolages. Il avait l’habitude de porter un couteau sur lui.

La mère, le père, le frère et l’amie du défunt, représentant aussi sa petite fille aujourd’hui âgée de 7 ans, ont déposé plainte. Ils réclament une indemnité totale de 150'000 francs au total pour tort moral. Le verdict tombera ultérieurement.