Annonces pop-up sur Internet, spots à la télévision: 73% des Suisses sont dérangés par la publicité

Pas moins de 73% des Suisses se disent dérangés par la publicité en général. Les fenêtres pop-up sur Internet sont particulièrement agaçantes et les spots à la télévision sont souvent «sautés» en avance rapide.
07 févr. 2019, 14:06
70 % des sondés tentent de supprimer la publicité, ou de la sauter en avance rapide, à chaque fois qu’ils le peuvent. (illustration)

Ce n’est pas une surprise: la publicité à outrance, c’est agaçant. Le site Comparis.ch a voulu savoir à quel point et quels étaient les formats de publicité les plus énervants pour les Suisses.

Pas moins de 73% des Helvètes sont dérangés par la publicité dans les médias en général. 70% d’entre eux tentent de supprimer les annonces ou les spots, ou de les sauter en avance rapide, à chaque fois qu’ils le peuvent.

Les pubs les plus irritantes selon les sondés: les fenêtres pop-up qui s’ouvrent comme par magie sur les sites internet. 63% des Suisses sont agacés par ce système. Les spots publicitaires diffusés au début des vidéos en ligne, sur Youtube par exemple, prennent la deuxième place du classement, suivis par les spots télévisés. La publicité jugée la moins embêtante est celle diffusée sur les sites d’information.

 

 

Les jeunes de moins de 36 ans sont ceux qui suppriment ou sautent les publicités le plus souvent (dans 79% des cas). Les plus de 55 ans semblent mieux les supporter (suppression ou avance rapide dans 58% des cas). La TV (46 %) n’est pas le seul endroit où on saute la publicité en avance rapide, cela se produit aussi dans des proportions analogues sur l’ordinateur (48 %) ou sur le smartphone (46 %).

La publicité toujours plus évitée

«Les internautes les plus jeunes sont habitués, sur Youtube par exemple, à attendre les cinq secondes de rigueur avant de cliquer sur une publicité pour la faire disparaître. Avec le Replay, la fonction de TV en différé, ce type de consommation de contenus audiovisuels permettant d’éviter la publicité, trouve un public toujours plus large et ce, devant les téléviseurs aussi», estime Jean-Claude Frick, expert Numérique chez Comparis.

Lorsque l’on pose la question de la disposition à payer pour des contenus sont publicité, nombreux sont ceux qui sous-estiment leurs propres habitudes: seul un tiers des personnes interrogées déclarent qu’elles seraient disposées à payer. Pourtant, 47 % des sondés suivent déjà au moins un service de streaming payant comme canal principal plutôt que les programmes radio et TV classiques gratuits.

par Marie Dorsaz