Affaire "Marie": le Procureur général reprend la direction de l'enquête

Comme il l'avait annoncé dans le courant de l'été, le Procureur général du canton de Vaud Eric Cottier a formellement repris la direction de l'enquête pénale sur l'homicide de Marie.

10 sept. 2013, 10:18
Le procureur general du Canton de Vaud Eric Cottier a requis une peine de douze ans de prison.

Le procureur général du canton de Vaud, Eric Cottier, reprend l'enquête contre Claude D. L'homme accusé du meurtre de Marie a déjà été interrogé neuf fois, alors que plus de trente témoins ont été entendus. Une, voire deux expertises psychiatriques sont également prévues, indique mardi le Ministère public vaudois.
Si un internement à vie entre en considération, le Code pénal exige qu'une telle décision soit prise sur la base de deux expertises. Celles-ci devront être menées par au moins deux experts indépendants l'un de l'autre. Ils devront être expérimentés, ne pas avoir traité l'auteur du meurtre et ne pas s'en être occupés d'une quelconque manière, souligne le Ministère public.

Autres cantons

Le procureur Cottier espère pouvoir trouver des experts psychiatres en Suisse, même si la loi n'interdit pas d'en chercher à l'étranger. La maîtrise du français mais aussi la connaissance du droit suisse et des répartitions de compétences seront des arguments de poids.
Le procureur compte regarder du côté des cantons de Neuchâtel, Fribourg et Berne. Sur Vaud et Genève, "la route est assez barrée", reconnaît-il.

Recherches techniques

Des recherches techniques ont également été menées. Elles visaient à déterminer le déroulement précis des faits reprochés à Claude D., soit l'enlèvement et l'homicide de Marie dans la soirée et la nuit du 13 au 14 mai. Le contexte de la relation nouée avec sa victime dans les semaines précédentes est aussi examiné.
Le rapport d'autopsie devrait être déposé par le Centre universitaire romand de médecine légale (CURML) à la fin du mois de septembre. Jusqu'à présent, l'enquête était conduite par le procureur du Ministère public du Nord vaudois.

Totalement indépendant

Concernant l'enquête administrative qui a débouché sur le rapport Bänziger, Eric Cottier note qu'il n'y a pas trouvé d'élément indispensable à l'enquête pénale. Les deux procédures sont de toute façon "totalement indépendantes", souligne-t-il. S'il devait y avoir des suites parlementaires à ce volet administratif, il n'y aurait "pas non plus d'influences" sur le volet pénal, ajoute-t-il.