Aéroport de Genève: les passagers Light de Swiss devront payer leur repas et leurs boissons

Swiss perd de l'argent avec ses vols à destination et au départ de Genève. La filiale de Lufthansa a décidé de faire payer ses clients Light, avec un seul bagage en cabine, ce qu'ils mangent et ce qu'ils boivent à bord.
11 mars 2018, 11:59
Petite consolation: une bouteille d'eau minérale et un chocolat seront offerts à tous les passagers.

Les passagers de Swiss voyageant avec le tarif avantageux Light, partant ou arrivant à Genève, devront payer un supplément pour se restaurer à bord des avions. Seuls l'eau minérale et le chocolat seront désormais compris.

Jusqu'ici, la compagnie aérienne, contrôlée par le groupe allemand Lufthansa, proposait à ses passagers de la classe économique des victuailles et des boissons comprises dans le prix. Le tarif Light s'adresse à des clients voyageant uniquement avec un bagage en cabine.

Les passagers des deux autres modes tarifaires économiques, Classic et Flex, recevront un "snack" en plus d'une eau minérale. L'en-cas sera préparé avec des produits locaux frais et équivaudra à un repas normal, a expliqué dimanche à l'ats un porte-parole de Swiss, revenant sur une information de la SonntagsZeitung.

Pas à Zurich

Il n'est pas prévu d'étendre le concept genevois pour les vols partant de ou arrivant à Zurich, a précisé le porte-parole. Le nouveau mode de restauration sera présenté dans les détails jeudi prochain à l'occasion de la conférence de presse de bilan de Swiss.

Le concept de Swiss correspond à une tendance dans la branche, commente l'hebdomadaire alémanique. Des compagnies aériennes renommées, British Airways par exemple, demandent un certain montant à ses passagers court-courriers pour leur fournir une restauration de bord.

Rentabilité meilleure

Swiss perd de l'argent avec ses vols à Genève, rappelle la SonntagsZeitung. La compagnie aérienne compte revenir à l'équilibre d'ici à fin 2018 en Suisse romande, avait expliqué en décembre dans les colonnes de la NZZ am Sonntag son directeur général, l'Allemand Thomas Klühr.