Adolescence: deux-tiers des garçons romands ont des complexes

Plus musclés, plus minces, plus grands... les adolescents romands ne sont pas vraiment bien dans leur peau. Et ce sont surtout les garçons qui ont des complexes sur leur physique.

18 nov. 2017, 14:04
Les adolescents romands ne se sentent majoritairement pas bien dans leur peau.

Les garçons entre 13 et 16 ans de Suisse romande ne sont que 37% à être satisfaits de leur masse corporelle. Presque les deux tiers d'entre eux voudraient perdre du poids ou gagner en muscles. Ils sont plus complexés que les Alémaniques, satisfaits à 56%.

Toujours chez les jeunes hommes, 40% des Romands se sentent trop gros et 23% trop minces, détaille un sondage mandaté par Promotion Santé Suisse et publié samedi dans le quotidien Le Matin. Outre-Sarine, 22% se trouvent trop gros et 22% trop minces.

Chez les jeunes filles du même âge, 39% des Romandes sont satisfaites de leur poids, soit 2% de plus que leurs homologues masculins. Elles sont aussi 49% à se trouver trop grosses et 12% trop minces. Côté alémanique, 35% des jeunes filles sont satisfaites de leur poids, 59% se trouvent trop grosses et 7% trop minces.

Les muscles d'abord

Pour plus de la moitié des garçons interrogés dans les deux régions linguistiques, la masse musculaire insuffisante est le principal facteur d'insatisfaction vis-à-vis de leur propre corps, note par ailleurs l'étude. Ils sont 89% en Suisse alémanique et 56% en Suisse romande à avoir choisi la musculation pour l'augmenter.

Les garçons d'outre-Sarine sont aussi beaucoup plus enclins que leurs vis-à-vis Romands à consommer dans ce but des calories (24% contre 7%), des compléments alimentaires (13% contre 5%), de la créatine (0,9% contre 0,6%) et des anabolisants (4% contre 0,6%). S'ils ne veulent pas se muscler, les jeunes hommes, soit 46% des Romands et 29% des Alémaniques, souhaitent perdre du poids.

Les jeunes filles préfèrent maigrir plutôt que gagner en muscles, selon les réponses au sondage de 60% des Alémaniques et 50% des Romandes. Pour y arriver, les premières (81%) misent davantage sur le sport que les secondes (41%), une proportion qui se retrouve chez les garçons. Néanmoins, 36% des sondées de Suisse romande ont dit vouloir se muscler - un chiffre indisponible côté alémanique.