Accueil des migrants: Ikea défend ses cabanes

Face aux accusations portées à l'encontre de ses cabanes pour migrants, La Fondation Ikea est montée au créneau ce samedi.

19 déc. 2015, 13:09
Ikea défend ses cabanes.

La Fondation Ikea a défendu samedi la sécurité de ses cabanes pour migrants après la décision de la ville de Zurich d'y renoncer en affirmant qu'elles sont inflammables. Zurich a dévoilé vendredi des tests montrant que ces cabanes conçues par le géant suédois de l'ameublement prêt-à-monter étaient "facilement inflammables".

Les autorités ont donc décidé d'annuler l'accueil de migrants dans 62 de ces petites maisons à partir de janvier. Le canton d'Argovie, qui envisageait lui aussi d'acquérir ces maisonnettes pour accueillir 300 demandeurs d'asile, a annoncé qu'il recherchait d'autres solutions.

"Nous ne pouvons faire aucun commentaire avant d'avoir reçu la traduction du rapport sur les résultats et la méthode utilisée pour conduire ces tests d'incendie", a indiqué la responsable de la communication du projet "Better Shelter", fruit d'une collaboration entre la Fondation Ikea et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Les cabanes Ikea, dont la réaction au feu a été testée selon les normes européennes, présentent un niveau de sécurité supérieur à ce qui se fait ailleurs en matière d'hébergement d'urgence, a souligné la responsable, Märta Terne. "Les tests réalisés sur les murs et les panneaux de couverture ont montré que le matériau dépasse les niveaux requis de sécurité pour ces logements provisoires".

Examen par le HCR

De son côté, le HCR "va regarder de près le rapport anti-incendie" évoqué par les autorités zurichoises, a écrit un porte-parole, Adrian Edwards, dans un courrier électronique.

Ces petites maisons, facilement montables et peu onéreuses, ont déjà été déployées par centaines dans des camps de réfugiés au Tchad, en Ethiopie et en Irak, selon le site internet de "Better Shelter". Depuis cet été, quelque 1200 maisonnettes ont aussi été montées en Grèce pour accueillir le flux croissant de migrants.

Les autorités cantonales suisses avaient demandé une vérification du respect des normes anti-incendie après qu'une étude allemande a mis en doute cette semaine la fiabilité des informations données par le HCR et des experts suédois.