Accident à Granges-Marnand: le conducteur des CFF renvoyé devant le tribunal

Le conducteur de train à l'origine de la collision mortelle de Granges-Marnand (VD) en 2013 sera renvoyé devant un tribunal. Ainsi en a décidé le procureur. Mais il n'entrera pas en matière sur la plainte pour homicide par négligence.

04 févr. 2015, 14:47
JAHRESRUECKBLICK 2013 - JULI - Un cantonnier travail sur le lieu de l'accident entre deux trains ce lundi 29 juillet 2013 a Granges-pres-Marnand dans le canton de Vaud. Une collision frontale entre deux trains s'est produite lundi en fin de journee sur la ligne Palezieux-Payerne. Cinq personnes sont gravement blessees et une personne est decedee. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)

Le procureur a décidé de renvoyer devant un tribunal le conducteur de train à l'origine de la collision mortelle de Granges-Marnand (VD) en 2013. Il a en revanche refusé d'entrer en matière sur la plainte déposée par la famille du défunt contre les CFF pour homicide par négligence.

Pour le Parquet, il s'agit d'une erreur humaine du conducteur. "Il lui est reproché de n'avoir pas respecté le feu rouge qui était allumé", a expliqué mercredi à l'ats le procureur Stephan Johner, confirmant une information de "La Liberté".

Le 29 juillet 2013, un train régional Payerne-Lausanne et un RegioExpress (RE) étaient entrés collision près de la gare de Granges-Marnand. Le mécanicien du convoi en provenance de Lausanne, âgé de 24 ans, était mort sur place. Vingt-six personnes avaient été blessées, dont six grièvement.

Le procureur a désormais bouclé son enquête et rendu son acte d'accusation. Le mécanicien ayant brûlé le feu rouge est renvoyé devant un tribunal pour homicide par négligence et lésions corporelles par négligences.

CFF pas poursuivis

Le magistrat a en revanche rendu une ordonnance de non-entrée en matière concernant la plainte de la famille de la victime contre les CFF. Les proches souhaitaient que la justice examine si la responsabilité de l'ex-régie n'était pas également engagée.

La décision peut faire l'objet d'un recours - dans les dix jours - auprès de la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois. Rien n'a encore été décidé: "Je n'ai pas encore pu en discuter avec mes clients", a indiqué mercredi Me Loïc Parein, l'avocat de la famille.