Trois triathlètes valaisans disputeront les Mondiaux en Afrique du Sud

Nicolas Debons, Vincent Rochat et Mariana Solorzano, membres du Triathlon-Club Valais, espèrent accrocher un top 50.

28 août 2018, 14:00
Nicolas Debons et Vincent Rochat ont obtenu leur qualification à Barcelone, en mai dernier.

Trois membres du Triathlon-Club Valais disputeront les Mondiaux Ironman 70.3 – le semi-Ironman –  à Port Elizabeth (Afrique du Sud), samedi et dimanche. Nicolas Debons et Vincent Rochat, deux Valaisans et Mariana Solorzano, une Mexicaine établie professionnellement dans le canton de Vaud, ont obtenu leur qualification en mai dernier, dès leur première course sur la distance. «A Barcelone pour Nicolas et moi et au Pays d’Aix pour Mariana, explique Vincent Rochat. D’ailleurs, à l’exception de cette dernière qui a couru une autre épreuve de ce genre, nous nous sommes concentrés sur d’autres distances à partir de là.»

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Le club valaisan avait certes eu cinq représentants aux Mondiaux 2017 au Tennessee. Il n’en reste pas moins qu’aligner trois athlètes qualifiés reste une performance de choix. Nicolas Debons vivra ses quatrièmes Mondiaux, Vincent Rochat ses deuxièmes. Quant à Mariana Solorzano, elle découvrira cet environnement. «Pour se qualifier, il faut se classer parmi les trois-quatre premiers de sa catégorie d’âge sur un Ironman 70.3 durant l’année. Il faut donc quand même le faire. D’autant qu’on n’en dispute pas tant que ça non plus.»

Un effort de quelque 4 h 30

Vincent Rochat sera au départ de la catégorie 35-39 ans. Nicolas Debons et Mariana Solorzano s’aligneront avec les 40-45 ans. Ils auront à couvrir 1,9 km de natation, 90 km de vélo et 21 km de course à pied, soit un effort de quelque 4 h 30. Si tout se passe bien… «Les conditions climatiques jouent un rôle important, poursuit Vincent Rochat. En Afrique du Sud, l’hiver touche à sa fin. Ces jours, il fait plutôt froid et il y a beaucoup de vent. De toute façon, le résultat est secondaire dès le moment où l’on parvient à franchir l’arrivée.»

1600 femmes, samedi et 2900 hommes, dimanche, prendront le départ au sein de leur catégorie d’âge respective. Autant écrire que la concurrence est relevée et qu’il est illusoire d’espérer s’approcher du podium. «Un top 50 dans notre catégorie serait déjà un gros succès. La performance sportive n’est pas essentielle. Les Mondiaux, c’est aussi l’occasion de découvrir un nouveau pays, magnifique par ailleurs, est de côtoyer la crème des triathlètes. D’ailleurs, il y a un vrai respect entre nous. Chacun sait ce qu’il a dû investir, en termes d’entraînement, pour se retrouver à ce niveau.»