Swiss Indoors de Bâle: Roger Federer fond en larmes lors du dernier match de son ami Marco Chiudinelli

Le tournoi de tennis de Bâle a vécu des adieux déchirants. A l'issue de son dernier match sur le circuit, Marco Chiudinelli est allé remercier son ami de toujours Roger Federer. Ce dernier n'a pas pu retenir ses larmes.

24 oct. 2017, 11:26
Roger Federer et Marco Chiudinelli ne se croiseront plus sur le circuit.

Intense moment d'émotion lors du tournoi des Swiss Indoors de Bâle lundi soir. Le régional de l'étape, Marco Chiudinelli, affrontait le Néerlandais Robin Haase au 1er tour. Hélas pour le Bâlois, il s'est incliné 6-2 7-6, en dépit d'un beau combat. Le soutien de Roger Federer et de Michael Lammer, deux de ses trois compagnons avec Stan Wawrinka de la formidable épopée de 2014 en Coupe Davis, n'aura pas suffi.

Cette défaite marque du même coup la fin de sa carrière. Le joueur de 36 ans avait annoncé qu'il disputerait là son dernier tournoi. L'émotion était donc grande à l'issue de la partie, le public ayant réservé une standing ovation à son protégé.

 

Mais, le moment le plus intense de la soirée fut sans doute, lorsque Marco Chiudinelli s'est rapproché de Roger Federer, son ami d'enfance, à l'issue du match pour le remercier de son soutien. Cet ami avec lequel, "nous allions dans une salle de jeux vidéo et nous rentrions ensuite à pied à la maison en pleine nuit, parce que nous avions raté le dernier tram", se souvient Roger Federer.

 

L'homme aux 19 titres du Grand Chelem n'a d'ailleurs pas pu retenir ses larmes au moment de dire adieu à celui qui l'a accompagné depuis presque toujours sur le circuit, comme il l'a confié au quotidien Blick.

 

Les deux compères ne partagent pas que l'amour du tennis. Dans leur ville de Bâle qui vibre surtout pour le ballon rond, Roger et Marco ont tous deux débuté par le football, avant de se tourner vers le tennis. "Je me rappelle comme il jouait au poste de libero dans les juniors du FC Bâle et moi comme milieu de terrain au FC Concordia (ndlr. l'autre club de la cité rhénane)", raconte Roger Federer en guise de dernière anecdote.