Roger Federer, le numéro 1 mondial le plus âgé

En atteignant les demi-finales à Rotterdam, Roger Federer est assuré de retrouver la première place mondiale lundi. Il deviendra le numéro 1 le plus âgé dans l’ère open.
16 févr. 2018, 21:09
Roger Federer a battu Robin Haase en quart de finale à Rotterdam, vendredi soir.

Il l’a fait. En battant Robin Haase, 42e mondial, hier soir à Rotterdam, Roger Federer a cueilli ce qu’il était venu chercher aux Pays-Bas: l’accession aux demi-finales et le gain des 180 points qui lui permettront, lundi, de retrouver la première place mondiale aux dépens de Rafael Nadal. A 36 ans et six mois, le Bâlois deviendra le numéro 1 mondial le plus âgé depuis 1973 et la création du classement ATP. Un record de plus pour lui qui en possède déjà tant.

1er mondial à l’ATP dès lundi

Voilà six mois que Roger Federer flirtait avec la première place mondiale. Durant l’été, il aurait déjà pu détrôner Rafael Nadal s’il n’avait pas perdu la finale du tournoi de Montréal face à Alexander Zverev. C’est ce jour-là qu’il s’était blessé au dos, une blessure qui le handicapera à l’US Open où il s’était incliné en quart de finale face à Juan-Martin Del Potro. Là encore, il avait manqué son rendez-vous avec l’Espagnol en demi-finale. Enfin, à l’open d’Australie, Roger Federer serait redevenu numéro 1 mondial si Rafael Nadal n’avait pas atteint les quarts de finale. C’est à ce stade que l’Espagnol avait été éliminé...

345 point d’avance sur Rafael Nadal?

En cas de succès à Rotterdam, dimanche, Roger Federer comptera 345 points d’avance sur Rafael Nadal, lundi. L’Espagnol n’a pas joué cette semaine. Il devrait effectuer son retour à Acapulco, dans dix jours, où il devra défendre les 300 points de sa finale perdue. Au mieux, en cas de succès, Rafael Nadal pourrait donc monter à 9960 points alors que Roger Federer devra retrancher les 45 points gagnés à Dubaï. S’il ne joue pas dans les Emirats Arabes Unis, le Bâlois retombera à 10060 points et resterait donc en tête pour 100 points.
S’il perd en demi-finale à Rotterdam, Roger Federer grimperait à 9785 points. Il grillerait la politesse à Rafael Nadal pour 25 points.

5 ans et 106 jours d’attente

Roger Federer avait occupé la première place à l’ATP, pour la dernière fois, le 4 novembre 2012.  Le lendemain, il cédait son fauteuil à Novak Djokovic juste avant de perdre la finale du Masters face au Serbe. Jamais aucun joueur n’avait attendu aussi longtemps – 5 ans et 106 jours, donc – pour revenir au sommet de la hiérarchie mondiale.

36 ans et 173 jours lundi

C’est l’âge de Roger Federer, lundi, lors de la parution du nouveau classement ATP. Il deviendra alors le numéro 1 mondial le plus âgé depuis le début du classement ATP, en 1973. Il efface des tablettes André Agassi, en tête à l’âge de 33 ans, 3 mois et 27 jours. Rafael Nadal a 31 ans, 8 mois et 15 jours lorsqu’il perd sa première place mondiale. A priori, il est toujours capable de retrouver son rang ces prochaines semaines ou prochains mois.

303e semaine en tête

Voilà un record qui n’est peut-être pas près de tomber. Roger Federer entamera, lundi, une 303e semaine en tête du classement ATP. Il précède Pete Sampras (286), Ivan Lendl (270) et Jimmy Connors (268). Novak Djokovic (223), Rafael Nadal (167) et Andy Murray (41) sont encore très loin. Il possède aussi le record de semaines consécutives en tête de la hiérarchie, soit 237 semaines entre 2004 et 2008. Derrière, Jimmy Connors (160), Ivan Lendl (157) et Novak Djokovic (122) sont très loin.
Pour bien situer la valeur de ce record, 303 semaines correspond à près de six ans de présence ininterrompue au sommet de la hiérarchie.

26 joueurs au sommet depuis 1973

Depuis la création du classement ATP, en 1973, vingt-six joueurs ont occupé la première place mondiale. Le Roumain Illie Nastase était le premier. Roger Federer était le 23e, en 2004. Il a été suivi par Rafael Nadal, Novak Djokovic et Andy Murray, en 2016. Ces quinze dernières années, seuls quatre joueurs se sont donc partagé le sommet de la hiérarchie alors qu’il y en avait eu... seize lors des quinze années précédentes.

par Christophe Spahr