Ski alpin: Beat Feuz décroche une belle deuxième place lors de la descente de Kitzbühel, remportée par Dominik Paris

Auteur d’une magnifique prestation, le Bernois Beat Feuz termine au second rang de la descente de Kitzbühel, remportée par l’Italien Dominik Paris. La surprise du jour est venue de l'Autrichien Otmar Striedinger, qui complète le podium. Les autres skieurs suisses ont déçu.
25 janv. 2019, 12:38
La prestation impériale de Beat Feuz n'a pas suffi. Le Bernois était parti en septième position lors de la descente de Kitzbühel.

Entre Beat Feuz et la descente de Kitzbühel, l'histoire est compliquée. Pour la troisième fois de sa carrière, le Bernois a terminé 2e sur la Streif vendredi, devancé uniquement par Dominik Paris.

Il y a eu Peter Fill en 2016 et Thomas Dressen en 2018. Il y a désormais Dominik Paris. C'est cette fois au tour de l'Italien de se dresser en bourreau de Beat Feuz sur la Streif. La mythique descente autrichienne échappe toujours au Bernois, et il ne peut pas y faire grand-chose.

Une descente quasi parfaite

Car la course réalisée par le leader du classement de la discipline avait tout pour être la bonne. Une descente quasi parfaite, solide comme en a l'habitude le skieur de Schangnau. Une position bien tenue sur les parties de glisse, une ligne admirablement haute dans la fameuse traverse en dévers qui mène au schuss final et presque aucune erreur. Vraiment, Beat Feuz avait tout fait pour s'adjuger l'épreuve verglacée du Hahnenkamm.

 

 

C'est du moins ce que l'on croyait jusqu'à que s'élance Dominik Paris. L'Italien n'a surpris personne, lui qui était l'autre grand favori de cette course. Mais le voir passer la ligne d'arrivée avec deux dixièmes d'avance sur son rival suisse force l'admiration. Peut-être moins propre sur ses skis que Feuz, Paris a en revanche pris le parti de la prise de risque.

 

 

A la limite sur le haut du parcours, frôlant même la faute rédhibitoire, Paris a su emmagasiner un maximum de vitesse avec lui, de quoi combler son retard sur toute la deuxième moitié de la course et passer devant Feuz. C'est la troisième fois qu'il s'adjuge la mythique Streif, après 2013 et 2017.

La surprise Striedinger

Haletant, le duel entre ceux qui sont sans doute les deux meilleurs skieurs au monde a relégué le reste de la meute loin derrière, à plus d'une seconde. A une exception près: Otmar Striedinger. L'Autrichien de 27 ans a obtenu le second podium de sa carrière après sa deuxième place au Super-G de Beaver Creek en 2013. Parti avec le dossard 27, il a profité des meilleures conditions de visibilité.

Les autres? Vaincus par la Streif. Vincent Kriechmayer, qui restait sur un succès à Wengen samedi dernier, a failli chuter à deux reprises. Si son travail de gainage a payé pour éviter d'être mis au tapis, il a manqué une porte et a été éliminé. Destin similaire pour son compatriote Max Franz. Quant à Hannes Reichelt, qui avait remporté l'entraînement de jeudi, et Matthias Meyer, ils terminent respectivement 6e et 7e. Seul Christof Innerhofer limite la casse en échouant au pied du podium à 93 centièmes.

 

 

Côté suisse, la jeune troupe n'est pas parvenue à se faire à cette piste exigeante. Aucun autre représentant helvétique n'est dans le top 20. Mauro Caviezel, le jeune Marco Odermatt et Nils Mani réalisent un tir groupé entre la 22e et la 25e place, à plus de deux secondes du vainqueur. Urs Kryenbühl (29e) est également dans les points, au contraire de Niels Hintermann (33e) et Gilles Roulin (37e).

par Andy Maître