Premiers et derniers JO pour le slopestyle, trop dangereux pour le CIO?

Lars Engebretsen a jeté un grand froid sur le petit monde du slopestyle. Le chef des activités scientifiques du CIO a déclaré à l'agence Associated Press que ce sport, qui a vécu sa première expérience olympique à Sotchi cet hiver, était "trop dangereux". Le ski et le snowboard sont tous deux concernés.
15 avr. 2014, 16:14
Le slopestyle a en effet connu de nombreuses chute, comme ici la Canadienne Yuki Tsubota, mais les blessures ont été globalement moins graves qu'en half-pipe ou en ski et snowboardcross.

Le slopestyle a fait ses débuts olympiques cet hiver à Sotchi. Avec un réel succès populaire, tant dans le snowpark de Rosa Khutor que sur les milliers de chaînes de télévision qui ont diffusé l'événement. De ce côté-là, le Comité international olympique (CIO) peut se montrer satisfait.

Ce qui chagrine par contre les instances olympiques, ce sont les nombreuses blessures qui ont émaillé les compétitions, tant en ski qu'en snowboard, aussi bien chez les filles que chez les garçons. Chargé d'analyser ces données, Lars Engebretsen, chef des activités scientifiques au sein du Département médical et scientifiques du CIO, a conclu que "à ce jour, le taux de blessures constaté à Sotchi est trop élevé pour un sport olympique". C'est ce que rapporte la télévision américaine NBC, citant un entretien que Lars Engebretsen a accordé à l'Associated Press.

La nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre sur les sites spécialisés (ou encore ici). Il faut admettre que, même si Lars Engebretsen ne peut décider à lui seul de quel sport peut rester olympique, ses mots sont plutôt durs: "le ski et le snowboard slopestyle ont le potentiel d'être abandonnés par le CIO, s'ils ne diminuent pas ce taux de blessure inacceptable. (...) un taux bien plus élevé à Sotchi que dans n'importe quel autre sport."

On se souvient que l'ultra-favori de la compétition, l'Américain Shaun White avait d'abord jugé le parcours trop dangereux, avant de se blesser lors des entraînements, puis de renoncer à la compétition. Plusieurs favoris se sont par ailleurs blessés durant les mois précédents les Jeux.

A Monaco, Engebretsen a encore confié à l'AP qu'il pense que "ce sport doit changer ou nous ne le prendrons plus. Mais le comité olympique ne suivra peut-être pas mon avis."