Jeux Olympiques de Rio: la gazette du vendredi 19 août

Dans cette édition de la gazette, le succès des préservatifs dans le Village olympique, les belles histoires du boxeur cubain Julio Cesar La Cruz et du marcheur mexicain Horacio Nava. Mais également la rivalité fraternelle entre les frères Brownlee.

19 août 2016, 20:28
Les 450'000 préservatifs prévus en libre accès pour les 10'500 athlètes du Village olympique ont eu du succès.

PRÉSERVATIFS

Les 450'000 préservatifs prévus en libre accès pour les 10'500 athlètes du Village olympique ont eu du succès. A tel point, selon le site du groupe médiatique O Globo, qu'ils ont failli boucher le système des égouts. Jetés dans les toilettes, les préservatifs se sont accumulés dans le collecteur qui recueille les objets solides (comme les sacs plastiques, etc.) dans les canalisations des eaux usées. Le Village de Rio-2016 était donc très près de connaître la mésaventure expérimentée au Village des Jeux panaméricains de 2007, déjà dans la "Ville merveilleuse", quand les préservatifs avaient bouché le tout-à-l'égout du bâtiment de l'Argentine.

 

 

MIRACLE

Horacio Nava, souffrant de problèmes cardiaques, n'aurait jamais pu disputer à Rio ses troisièmes et derniers Jeux, à 34 ans, s'il n'avait décidé de se faire opérer en 2005. "Chacun a son rêve et doit être fier de faire partie de quelque chose. C'est le résultat d'années de travail et je n'aurais jamais pu y arriver seul, sans l'aide de mon équipe, de ma famille et de mes amis", raconte le Mexicain, avant de prendre la 12e place du 50 km marche. C'est après les Mondiaux d'Helsinki en 2005 que ses problèmes cardiaques avaient été diagnostiqués. Les spécialistes mexicains consultés ne lui avaient laissé aucun choix: se faire opérer du coeur ou alors +adios+ la compétition. 12e, c'est moins que sa 6e place aux Jeux de Pékin en 2008, mais il a déjà enlevé la médaille du coeur...

 

 

L'OEIL DU TIGRE

"La médaille est une récompense pour tous les sacrifices que j'ai consentis et le soutien de tout le monde après cela, et en particulier de ma maman", raconte Julio Cesar La Cruz, premier boxeur cubain champion olympique dans la catégorie des 81 kg, en faisant allusion à sa blessure par balle il y a un peu plus de deux ans. Le boxeur, aujourd'hui âgé de 27 ans, avait été touché à la hanche gauche lors d'une tentative de vol en janvier 2014. Il a conservé en souvenir la balle extraite de son corps. "Ma mère est la principale personne qui me pousse tout le temps, c'est aussi elle qui me donne toujours de l'espoir", ajoute La Cruz.

 

 

 

FRERES ET ADVERSAIRES

Alistair et Jonny Brownlee, premiers frères britanniques champion et vice-champion olympiques de l'histoire (au triathlon de Rio) ont été fêtés au pays. Et leur ville natale de Leeds a décidé d'illuminer le bâtiment de la mairie en... or, bien évidemment. Jonny explique la réussite de la fratrie par le fait que les deux frères ont tout fait ensemble depuis leur enfance. "Alistair m'a appris à m'entraîner, nous faisions du vélo ensemble pour aller à l'école et je lui faisais totalement confiance pour les entraînements", raconte Jonny, 26 ans. "Faire or et bronze à Londres était incroyable. Mais or et argent ici, vous ne pouviez pas espérer mieux", explique Alistair, 28 ans et désormais double champion olympique. Deux autres frères, les Russes Igor et Dmitry Polyanskiy, ont, eux aussi, réalisé un doublé fraternel en terminant 31e et 32e de l'épreuve.

 

PAPAOUTAI

Rogerio Micale, le sélectionneur de l'équipe de foot masculine du Brésil, use de la fibre paternelle avec ses joueurs, lui qui revendique sa patte de formateur. "J'ai gagné 18 fils, peut-être parce que j'ai une fille de l'âge de Neymar" (24 ans), dit-il jeudi, à l'avant-veille de la finale contre l'Allemagne. "En plus, ils sont tous bien, on apprend à admirer ces gars. J'ai gagné 18 fils et 18 amis, parce que je me sens très bien avec eux, et j'éprouverai de la nostalgie ensuite". Ses fils préférés sont Gabriel Jesus, qu'il suit depuis longtemps et "respire le foot", et bien sûr Neymar, le "monstre" dont il avait d'entrée de jeu dit qu'il voulait "dépendre".