Deutschland Cup: la Suisse s'incline largement face au Canada en entrée

Pour son premier match de la Deutschland Cup, la Suisse n'a pas montré ses atouts face au Canada. Ce tournoi est pourtant important dans la préparation des Suisses, en vue des Mondiaux de Paris en 2017.

04 nov. 2016, 19:53
Gregory Hofmann, Vincent Praplan et Andres Ambuehl, de gauche à droite, ainsi que leurs coéquipiers, n'ont pas sorti le grand jeu face au Canada.

Pour le match d'ouverture de la Deutschland Cup à Augsbourg, la Suisse s'est inclinée 3-0 face au Canada. Les pénalités ont fait mal aux joueurs de Patrick Fischer.

On appelle ça une entrée ratée. Durant les deux premiers tiers, la Suisse a ressemblé à une troupe de théâtre qui présente sa générale. Lorsque les joueurs de Patrick Fischer se sont risqués à aller voir ce qu'il y avait plus loin que la ligne bleue adverse, ils n'ont jamais su quoi faire du puck. Pour le sélectionneur national, la Suisse n'a pas mal négocié les deux derniers tiers du match: "On a vu qu'à cinq contre cinq nous avons tenu le choc. Les buts sont tombés en avantage numérique et dans la cage vide. Mais c'est clair que le rythme élevé des Canadiens et leur jeu physique nous ont posé des problèmes."

Les seules opportunités que la Suisse est parvenue à se créer au cours des quarante premières minutes sont tombées alors qu'elle évoluait à 5 contre 4. Il y a par exemple eu ce tir de Loeffel qui a fait sonner la transversale à la 35e. En dehors de ces phases, la Suisse a bredouillé, tâtonné. Le hockey sur glace est un jeu simple. Les Canadiens, bien que peu habitués à évoluer ensemble, ont démontré que quelques passes rapides pouvaient être d'une efficacité redoutable.

Les hommes de Dave King ont livré une partie solide. Il faut dire que ce n'était pas une formation à la Feuille d'érable de quatrième zone comme on a pu le voir par le passé. Avec treize joueurs issus de KHL, les Nord-Américains ont montré qu'ils avaient de vrais arguments, notamment dès qu'ils ont pu évoluer avec un homme de plus sur la glace.

Un box-play en chantier

En deux jeux de puissance, les Canadiens ont mis la Suisse dans ses petits patins. Deux lancers de la bleue après une bonne circulation de la rondelle ont permis aux Canadiens de prendre deux longueurs d'avance et de pointer du doigt un problème récurrent du côté helvétique: le box-play. Sous la tutelle de Felix Hollenstein à Moscou, la Suisse avait eu de la peine avec un homme de moins sur la glace. Cela semble toujours être le cas malgré l'arrivée du chevronné Suédois Tommy Albelin.

Mais même à cinq contre cinq, les joueurs de Fischer ont donné l'impression d'avoir constamment une longueur de retard. "Je crois qu'il ne faut pas tout jeter à la poubelle, plaide Gaetan Haas. On a effectivement mal commencé, mais on s'est créé des chances par la suite. Il n'y a pas grand-chose à changer pour les deux prochains matches, il faut juste que l'on apprenne à mettre en place notre box-play. Nous avons un nouveau coach et nous devons comprendre comment il veut que l'on joue."

Très bon avec Lausanne, Joel Genazzi a souvent été pris de vitesse par Derek Roy & co. A la 52e, celui qui vient de prolonger pour cinq ans au LHC s'est fait abuser par Jonathan Matsumoto. Heureusement pour Genazzi, le puck a fini sur le poteau gauche de Stephan. Associé à Rathgeb, le Lausannois devra se ressaisir samedi à l'occasion du deuxième match contre l'hôte allemand. "Les Canadiens sont venus nous chercher et on n'a pas été très bon avec le puck, concède Genazzi. Ils ont patiné plus que nous. Et si l'on veut gagner, c'est nous qui devons patiner davantage que l'adversaire."

Une chose est sûre, Patrick Fischer a de quoi travailler au vu des carences helvétiques observées contre le Canada.