Giulia Steingruber manque de peu la médaille en Belgique

C'est raté pour Giulia Steingruber. En quête d'une première médaille aux Mondiaux, la St.-Galloise a dû se contenter de la 4e place au saut à Anvers (Bel.).

05 oct. 2013, 19:44
Giulia Steingruber, ici avec son coach, a dû s'avouer vaincue devant les deux Américaines McKayla Maroney et Simone Biles, et la Nord-Coréenne Hong Un Jong.

Première concurrente à s'élancer, la gymnaste de Gossau a pourtant rempli son contrat dans les Flandres. Elle y a effectué les deux meilleurs sauts de sa carrière pour afficher une moyenne de 15,233 points, nouveau record personnel. Sa première figure, un Chusovitina, a frisé la perfection. Et sur son second saut, elle a aussi brillamment réussi son Yurchenko, auquel elle avait ajouté une deuxième vrille pour la première fois en compétition.

Malgré la propreté de son exécution, Giulia Steingruber a été battue par des gymnastes ayant présenté des sauts avec des coefficients de difficulté plus élevés. Cela a été le cas des favorites américaines, la tenante du titre McKayla Maroney (15,724 points) et Simone Biles (15,595). Quant à la médaille de bronze, elle est revenue à la Nord-Coréenne Hong Un Jong, dont la prise de risque - un Yurchenko avec trois vrilles -, lui a permis d'éjecter Giulia Steingruber du podium pour 0,25 point.

La Saint-Galloise, qui a dû attendre la fin du concours pour savoir si elle montait sur le podium puisque les trois concurrentes ont passé à la fin du groupe, a souffert de l'attente. «Ce fut une horreur. J'étais encore plus nerveuse qu'avant mes deux sauts».

«Ne pas se cacher»

Deux fois médaillées au saut lors des Européens, en bronze en 2012 et en or en avril dernier, la St-Galloise devra donc attendre encore une année pour tenter de décrocher une première récompense aux Mondiaux, et ainsi imiter la Lucernoise Ariella Käslin, vice-championne du monde en 2009, elle aussi au saut.

A 19 ans, Giulia Steingruber a encore le temps pour combler cette lacune à son palmarès. D'ici là, elle pourra également progresser sur les autres engins, elle qui se profile de plus en plus comme une gymnastique polyvalente, comme en témoigne sa prometteuse 7e place vendredi au concours général.

L'entraîneur des Suissesses, Zoltan Jordanov, se montrait satisfait de la prestation de sa protégée: «Giulia a sauté en virtuose et a récolté le maximum.» Il est persuadé que Steingruber retrouvera pour le podium les mêmes athlètes sur sa route aux Jeux olympiques de Rio en 2016. A l'exception de Sandra Izbasa, la championne olympique de Londres, toutes les prétendantes au titre étaient présentes en Belgique. «Giulia ne soit pas se cacher», poursuit Jordanov.

Avant de quitter Anvers, elle aura une autre occasion de montrer qu'elle n'est plus seulement une spécialiste du saut. Elle disputera ainsi dimanche la finale au sol, où elle ne figure pas parmi les favorites (8e des qualifications) mais où elle n'aura rien à perdre.