Formule 1: Peter Sauber veut sauver son écurie

Peter Sauber, dont le montant des poursuites à son encontre s'élèverait à 120 millions de francs, ne veut rien lâcher et assure qu'il sauvera son écurie de Formule 1.

14 juil. 2013, 12:10
Peter Sauber veut sauver l'oeuvre de sa vie.

Peter Sauber va se battre pour sauver l'oeuvre de sa vie, l'écurie automobile à son nom. Il refuse toutefois de chiffrer le montant des poursuites contre son entreprise et de préciser qui sont ses créanciers.

"C'est l'une des situations les plus difficiles à vivre depuis que je suis dans le sport automobile", déclare Peter Sauber dans un entretien au "Sonntagsblick". Des journaux allemands ont estimé à 120 millions de francs le montant des poursuites. Ce chiffre n'est pas exact, ajoute-t-il, reprochant aux médias étrangers de se faire instrumentaliser.

La situation est pesante pour ses 300 collaborateurs ainsi que lui-même, explique Peter Sauber. Il souffre pour chaque fournisseur qui n'a pas été payé. L'un d'entre eux attendait 800'000 francs qui lui ont été versés entre-temps, mais il a néanmoins engagé des poursuites.

La voiture actuelle de Sauber roule trop lentement et le manque de moyens financiers empêche d'y apporter des améliorations. Mais Peter Sauber se veut rassurant: "Nous serons présents dans la Formule 1 encore plusieurs années."

Milieu onéreux

La Formule 1 coûte très cher aujourd'hui. Plusieurs écuries ont de graves problèmes financiers. Le retrait, il y a 4 ans, de BMW, qui avait racheté Sauber en 2006, a été difficile à compenser. S'est ajouté le retrait du groupe pétrolier malaisien Petronas, explique-t-il.

Peter Sauber reconnaît qu'il a besoin d'un investisseur fort. Une vente de l'écurie serait une possibilité, mais cette option n'est pas d'actualité. Selon l'hebdomadaire "Schweiz am Sonntag", il faudrait 180 à 200 millions de francs pour sauver l'équipe.

Peter Sauber, qui aura 70 ans cette année, a reçu en 2006 le titre de "Suisse de l'année". La semaine passée, lors de sa traditionnelle course d'école, le Conseil fédéral a visité l'écurie automobile Sauber à Hinwil (ZH).