Platini sera fixé jeudi sur l'idée d'un Euro 2020 réparti sur plusieurs pays

Pour maquer le 60e anniversaire de la communauté européenne, Michel Platini avait lancé l'idée d'organiser l'Euro 2020 de football dans plusieurs pays réparti dans une douzaine de villes. La décision finale tombera jeudi au siège de l'UEFA à Nyon.
06 août 2015, 15:16
Michel Platini saura jeudi si son projet d'organiser l'Euro 2020 de football dans plusieurs villes européennes sera acceptée.

Six mois après avoir avancé l'idée d'un Championnat d'Europe 2020 réparti sur une douzaine de villes, Michel Platini saura jeudi si le concept recueille ou non le soutien du comité exécutif de l'UEFA. La décision finale sur le format du tournoi et les autres aspects techniques ne devrait cependant être prise que lors prochain comité exécutif, au début 2013

En juin, alors que l'Euro battait son plein, le grand patron du football européen avait fait part de sa réflexion sur une édition du tournoi étalée "dans 12 ou 13 villes dans toute l'Europe", pour marquer le 60e anniversaire de la communauté européenne. L'ancien meneur de jeu français en a depuis parlé avec plusieurs fédérations. La réunion du conseil exécutif, jeudi dans un grand hôtel de Lausanne, sera l'occasion de discuter de la tendance générale.

Si le conseil exécutif de l'UEFA donne son aval, l'idée aura une chance de devenir réalité. "S'il y a une majorité, une décision peut intervenir très vite", avait souligné Platini dans un entretien au quotidien allemand "Bild" mi-novembre. Cependant, les discussions se limiteront à s'engager ou non dans cette voie avant une décision finale qui devrait tomber lors prochain comité exécutif début 2013.

Le président de l'UEFA a le sentiment qu'une large majorité parmi les 53 fédérations nationales que compte le continent est favorable à ce concept d'Euro itinérant, qui aurait l'avantage de ne pas pousser à la construction de nouveaux stades ou de nouveaux aéroports.

Mais les pays qui s'étaient déjà mis sur les rangs pour 2020 n'apprécieront peut-être guère de devoir patienter au moins quatre ans encore. C'est le cas de la Turquie qui, via sa métropole Istanbul, est aussi candidate aux Jeux olympiques cette année-là. Mais aussi de l'Azerbaïdjan et de la Géorgie, deux anciennes républiques soviétiques, qui ont décidé de faire candidature commune. L'Irlande, l'Ecosse et du pays de Galles nourrissent quant à eux un projet à trois.

Vendredi dernier, Jérôme Valcke, le secrétaire général de la FIFA avait envoyé un petit tacle à Michel Platini en disant qu'à titre tout personnel, il ne comprenait pas ce concept d'Euro itinérant. "Cela détruit l'esprit de la compétition", avait-il dit.