Pelé est déçu de l'image donnée par le Brésil dans l'avant Coupe du Monde

Les critiques continuent de pleuvoir sur l'organisation de la prochaine Coupe du Monde de football. Les préparatifs de la compétition, qui débute dans quatre mois au Brésil, déçoivent Pelé, qui avait pourtant pris son bâton de pèlerin pour convaincre le monde de confier le Mondial à son pays.

07 févr. 2014, 07:35
Pelé rejoint la cohorte de spécialistes et d'observateurs qui ne croient pas que le Brésil puisse offrir de bonnes conditions lors de la prochaine Coupe du Monde de football.

L'équipe informelle des grands noms du football critiques de l'organisation du Mondial-2014 au Brésil en a recruté un autre, le plus illustre: le "Roi" Pelé déplore l'image donnée par les retards dans les travaux à quatre mois du tournoi.

L'homme au record de trois titres de champion du monde (1958, 1962, 1970), officieusement considéré comme le meilleur joueur de tous les temps, n'est pourtant pas un grand rebelle.

L'entretien de l'ex-ministre des Sports (1995-1998) jeudi au journal O Estado de Sao Paulo a du coup détonné, à propos de l'état de préparation du pays. "Ca me rend triste parce qu'avant de gagner le droit d'accueillir le Mondial, on a passé quatre ans à faire des visites. J'ai été en Afrique, en Asie et en Europe pour demander que le Brésil obtienne les votes nécessaires".

"C'est triste parce que c'était une opportunité pour le Brésil, pas seulement en ce qui concerne le football, a estimé Pelé. La Coupe des Confédérations, la Coupe du monde et les JO étaient une occasion d'attirer les touristes et d'engranger pas mal de recettes mais, malheureusement, on est un peu en train de traîner".

"C'est difficile de dire pourquoi ça se passe comme ça, mais on avait le temps", a-t-il souligné. L'attribution du Mondial-2014 s'est faite en 2007, soit le plus long délai dans l'histoire de la compétition.

La question des stades était revenue au premier plan le 21 janvier lorsque le secrétaire général de la Fifa, Jérôme Valcke, s'était alarmé des retards dans les travaux du stade de Curitiba (sud), menaçant de l'exclure.

Deux jours plus tard, et après des paroles aussi volontaristes qu'optimistes de la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, le Français tablait sur une livraison du stade "fin avril début mai".

Sur les douze stades prévus, un seul (Natal) s'est ajouté à la liste des six enceintes prêtes, utilisées à la Coupe des Confédérations 2013.