La caisse de chômage avance les salaires des joueurs de Servette

La caisse cantonale genevoise de chômage vient en aide à Servette en s'apprêtant à payer les salaires en retard des joueurs et du personnel, pour la période de janvier à mi-mars. Ces versements d'arriérés, que le club devra ensuite rembourser à la caisse, doivent permettre au club de se mettre en règle avec la Swiss Football League (SFL) pour obtenir sa licence de jeu.

13 avr. 2012, 18:19
La mesure concerne les salaires d'une soixantaine d'employés et de joueurs du club, qui devraient être payés d'ici vendredi de la semaine prochaine.

«Ce système d'aide de la Caisse cantonale est méconnu mais il  existe, et nous avons la chance d'être bien entourés (en matière de  conseils)», a déclaré à Sportinformation le directeur administratif  de Servette Philippe Kneubühler, confirmant des informations des  sites de la «Tribune de Genève» et du «Matin».

Le club étant en  ajournement de faillite, la loi ne lui permet pas de rembourser les  arriérés d'avant le 19 mars, soit la date de la décision  d'ajournement. C'est la Caisse de chômage qui reprend les créances,  jusqu'à concurrence de 10'500 francs par salarié et par mois, pour  en l'occurrence une période de deux mois et demi. 

La mesure concerne les salaires d'une soixantaine d'employés et  de joueurs du club, qui devraient être payés d'ici vendredi de la  semaine prochaine. Le total des versements est inférieur au million  de francs, précise M. Kneubühler.

«Cette situation est extrêmement  favorable pour nous», ajoute-t-il. Les exigences de la SFL  concernant la licence pour la saison prochaine devraient pouvoir  être remplies, même s'il est acquis que le précieux sésame ne sera,  le cas échéant, délivré qu'en deuxième instance. 

Assainissement à boucler 

D'ici là, le club doit encore et surtout boucler son plan  d'assainissement. Il a jusqu'à jeudi prochain pour le présenter à  la juge Fabienne Geisinger, qui décidera de l'avenir du FC Servette  actuellement toujours en sursis. Le club doit trouver entre 5 et 10  millions de francs (la fourchette est fonction des créances qui  pourront être abandonnées ou pas) afin de remettre les compteurs à  zéro et boucler la saison. 

«Nous sommes en plein travail, nous discutons avec beaucoup de  monde et je suis optimiste», déclare M. Kneubühler. Il s'agira  ensuite, si le club est sauvé et assaini, de planifier la saison  prochaine, avec les personnes qui se seront engagées à le sortir de  l'eau. Le FC Servette avait été sauvé provisoirement par  l'intervention du Canadien Hugh Quennec, qui en a repris la tête  début mars.