Fifagate: Chung Mong-joon craint que l'élection à la présidence ne soit truquée

Candidat à la présidence de la FIFA, le Sud-Coréen Chung Mong-joon assure que les magouilles ont déjà commencé en coulisses et que l'élection de février prochain ne se sera pas "propre".
08 sept. 2015, 17:01
Le milliardaire sud-coréen accuse les instances de la FIFA de chercher à le décrédibiliser.

Le Sud-Coréen Chung Mong-joon, candidat à la présidence de la FIFA, a lancé un cri d'alarme en affirmant que "l'élection est en danger d'être manipulée comme elle ne l'avait jamais été même dans les plus fameuses élections présidentielles FIFA".

"Seule une élection juste et équitable peut restaurer la réputation de la FIFA qui a été gravement minée par des scandales, anciens et récents", a ajouté M. Chung en revenant sur ses accusations d'interférence à l'encontre de Joseph Blatter, le président démissionnaire.

"Malheureusement, de nombreux indices laissent penser que l'élection est en train d'être pourrie et de devenir une affaire typique que connaît bien la FIFA avec des fuites de soi-disant informations 'confidentielles', des accusations de mauvaises conduites basées sur 'des informations non confirmées', des 'sources' non identifiées et des 'initiés'", a ajouté M. Chung dans un communiqué.

Le milliardaire sud-coréen fait allusion aux allégations des médias selon lesquelles le Comité d'éthique de la FIFA mène une enquête sur lui "pour ses lettres aux membres du comité exécutif expliquant le plan déjà annoncé par le comité de candidature de la Corée du Sud (pour le Mondial-2022 finalement attribué au Qatar) de lever 777 millions de dollars pour un +Fonds global du football+".

La Fifa, par la voix de son secrétaire général Jérôme Valcke, a d'ores et déjà répondu que l'affaire "était fermée".