Europa League: Bâle coule à Valence

Jeudi noir pour le FC Bâle qui s'est incliné 5-0 face à Valence. Pour la deuxième année consécutive, il ne disputera donc pas les demi-finales de l'Europa League.
11 avr. 2014, 07:20
Basel's Naser Aliji from Fyrom, right, and Mohamed Elneny from Egypt after losing to Valencia in the Europa League quarterfinal, second leg soccer match against Valencia at the Mestalla stadium in Valencia, Spain, on Thursday, April 10, 2014. (AP Photo/Alberto Saiz)

Huit ans après le cauchemar de Middlesbrough, le FC Bâle a vécu une nouvelle soirée infernale sur la scène européenne. Les Rhénans n'ont pas tenu dans l'enfer de la Mestalla.

Victorieux 3-0 lors du match aller à huis clos au Parc Saint-Jacques, le FC Bâle s'est incliné 5-0 à l'issue des prolongations. Il ne disputera pas pour la deuxième année consécutive les demi-finales de l'Europa League. Valence a inscrit le but de la victoire à la 113e par Alcacer alors que le FCB évoluait à neuf contre onze après les expulsions de Diaz (101e) et de Sauro (104e). Les nerfs du Chilien et de l'Argentin ont lâché au plus mauvais moment. A la 118e minute, Bernat scellait l'issue de cette rencontre qui a tourné au cauchemar pour les Rhénans.

Le poids des absences fut trop lourd pour le Champion de Suisse malgré la classe étincelante de Yann Sommer. Sans Suchy en défense et sans Stocker et Streller en attaque, les Rhénans n'ont pas lutté à armes égales contre des Valenciens qui demeurent, malgré tout, des adversaires de premier ordre. Auteur d'un triplé, Francisco Alcacer fut le "bourreau" du FCB. Cet attaquant qui n'a que 20 ans a tout pour devenir le grand goleador de demain.

Quatre minutes ont suffi pour que ce match retour épouse le scénario tant redouté. Après avoir passé tranquillement le cap de la première demi-heure, les Bâlois ont cédé une première fois à la 38e sur un tir à bout portant d'Alcacer après une perte de balle bien inutile de Diaz. A la 42e, Vargas sautait plus haut que Schär pour marquer le 2-0 sur un corner. Cette réussite du Chilien prêté par Naples souligne bien que Fabian Schär, si remarquable en 2013, n'a pas encore retrouvé toute la plénitude de ses moyens après l'intervention qu'il a subie au genou. Il endosse également une certaine responsabilité sur le 4-0 d'Alcacer. A deux mois de la Coupe du monde, le Saint-Gallois ne rassure personne.

Conscient que tout tenait désormais à un fil, Murat Yakin a cherché des solutions sur le plan tactique. Les introductions de Sio et d'Aliji pour Delgado et David Degen ne modifiaient toutefois pas la donne. Il n'y avait lors de cette seconde période qu'une seule équipe sur le terrain: Valence. Les Valenciens effaçaient logiquement à la 70e le passif du match aller sur un missile du gauche d'Alcacer qui n'est pas loin d'être "le" but de la semaine.

Incapables de mener une seule véritable offensive, les Bâlois n'avaient plus qu'une seule issue: s'en remettre à Yann Sommer pour "tenir" jusqu'aux tirs au but. Sauvé à ... trois reprises par ses poteaux en deuxième mi-temps et auteur encore de bien des miracles, le gardien a aujourd'hui acquis une dimension qui peut l'autoriser à revendiquer une place de titulaire à la Coupe du monde. C'est le seul enseignement positif que le camp bâlois peut retirer de ce jeudi noir.