Brésil 2014: l'Italie s'offre le scalp de l'Angleterre

L'Amazonie a souri à l'Italie pour son entrée dans la Coupe du monde 2014. Dans la chaleur étouffante de Manaus, la Squadra Azzurra a dominé l'Angleterre 2-1.
15 juin 2014, 05:45
Italian goalie Gianluigi Buffon, face to camera, and coach Cesare Prandelli, center, celebrate with the team after the group D World Cup soccer match between England and Italy at the Arena da Amazonia in Manaus, Brazil, Saturday, June 14, 2014. Italy won the match 2-1. (AP Photo/Fabio Ferrari)

A peine gênés par les conditions de jeu délicates pour ce premier match disputé dans la redoutable et redoutée forêt tropicale, Anglais et Italiens ont évolué à un très bon niveau pour leurs débuts brésiliens.

Si les deux camps ont assuré le spectacle, se procurant une multitude d'occasions, ce sont les joueurs de Cesare Prandelli qui ont pris le dessus sur ceux de Roy Hodgson grâce à des buts de Claudio Marchisio (35e) et Mario Balotelli (50e).

L'Angleterre regrettera un manque insolent de réussite, dans une rencontre où Daniel Sturridge (37e) a été le seul à faire trembler les filets de Salvatore Sirigu malgré 18 tentatives (contre 12 à l'Italie). A quelques heures du coup d'envoi, Prandelli avait pourtant dû renoncer à l'expérience (140 sélections) de Gianluigi Buffon, contraint de déclarer forfait en raison d'une blessure à la cheville contractée vendredi.

Après une entame de match globalement dominée par l'Angleterre grâce à son jeu tout en verticalité, c'est une combinaison sur un corner qui a provoqué l'ouverture du score des Italiens. Celle-ci est tombée sur un mouvement conclu par deux milieux de la Juventus, Claudio Marchisio profitant d'une feinte d'Andrea Pirlo pour se retrouver seul aux 20 mètres et armer une frappe imparable du droit. Mais dans l'enchaînement, ou presque, Wayne Rooney servait Sturridge à la perfection pour remettre les deux équipes à égalité.

Longtemps désireuse de garder le pied sur le ballon, l'Italie a surtout construit son succès sur sa capacité à changer de rythme. Lors d'une ultime poussée en première mi-temps, une inspiration géniale de Balotelli, dont le lob sur Joe Hart n'a été sauvé que sur la ligne par Baines, et un tir sur le poteau de Candreva faisaient chauffer la défense anglaise.

L'ailier de la Lazio allait être récompensé de ses efforts sur l'aile droite, lorsqu'il trouvait Balotelli cinq minutes après le retour des vestiaires. Le mauvais garçon de la sélection italienne se chargeait d'offrir la victoire à ses couleurs d'un coup de tête rageur au deuxième poteau, pour son tout premier but en Coupe du monde.

La révolte anglaise a surtout été symbolisée par Wayne Rooney, mais l'attaquant de Manchester United n'est pas parvenu à cadrer ses deux plus belles occasions (56e et 62e). Quant à l'Italie, elle aurait pu aggraver le score dans les arrêts de jeu, mais le coup franc de Pirlo était repoussé par la tranversale de Joe Hart.

Avant d'en découdre, Italiens et Anglais avaient pu accueillir avec joie la défaite de l'Uruguay, autre prétendant à la qualification dans le groupe D. Victime surprise du Costa Rica (3-1), la Celeste a du coup vu ses ambitions subitement refroidies. Une chose est sûre, la rencontre entre l'Uruguay et l'Angleterre, agendée au 19 juin à Sao Paulo (21h00), s'annonce déjà cruciale...