Bâle s'offre plus que le rêve

Vainqueur de Liverpool, le champion de Suisse se rachète après son entrée manquée face au Real.
07 août 2015, 14:17
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Le FC Bâle efface le cauchemar de Madrid. Deux semaines après la baffe reçue à Bernabeu en entrée de Ligue des champions, il s'impose face à Liverpool à domicile. Un but de Streller récompense des Bâlois supérieurs à des Rouges dont seuls les maillots jaunes revêtus pour l'occasion ont brillé sur la pelouse de Saint-Jacques. Le champion de Suisse rêvait à une qualification pour les huitièmes de finale au terme de la phase de poules en décembre. La prestation du visiteur anglais hier oblige à une révision de vocabulaire. Survivre en Europe au printemps pour les Bâlois ne relève plus d'un vague songe. Il appartient bien à la réalité tant la réputation des Reds s'appuie plus sur leur respectable palmarès que sur leurs capacités actuelles.

Embolo et Hamoudi titularisés

Paulo Sousa continue de jouer les surprises. Le technicien portugais lance dans les couloirs de son onze de base Embolo et Hamoudi, respectivement dix-sept et vingt-quatre ans sur leur passeport civil. Et moins de trente matchs cumulés en Super League sur leurs licences sportives. L'option relègue Gon zalez, l'un des rares Bâlois à avoir sorti la tête de l'eau lors du naufrage enregistré à Bernabeu deux semaines auparavant, et Gashi, meilleur buteur en titre de Super Ligue, sur le banc au coup d'envoi. Bâle a donc de la ressource. Il le prouve encore plus après la défection involontaire de Safari dont le genou droit cède sur un faux mouvement après dix minutes de jeu. Gonzalez retrouve le terrain et la défense bâloise évolue désormais à trois éléments. Un choix que la timide entame de match anglaise et l'évanescente présence de Balotelli à la pointe de l'attaque justifie largement. Strel ler place la première banderille qu'un tacle salvateur de Skrtel dévie en coup de coin (13e).

Incorrigible Balotelli

Plus agressifs, vainqueurs des duels, les Bâlois se projettent vite vers l'avant. Serey Die s'ouvre la voie du but après un relais avec l'exemplaire Streller, Mi gnolet repousse l'essai de l'Ivoirien (38e). Sur le front offensif britannique, rien à signaler. Sauf le dépit de Brendan Rodgers, entraîneur dont les bras implorent le ciel après l'énième perte de ballon de l'égoïste Balotelli. Sousa ne partage pas ce souci. Son groupe est solidaire et engagé. Streller surgit pour catapulter dans les filets anglais un ballon renvoyé par Mignolet (54e). Pendant que Balotelli et José Henrique s'expliquent dans un dialogue animé sur leur conception différente du football, les Bâlois jouent. Ils effectuent un pas de retrait face à la timide réaction anglaise. Le torse de Vaclik repousse un puissant essai de Balotelli sur coup franc, Schär détourne en coup de coin la reprise de Markovic (61e). Ster ling manque son contrôle et la dernière occasion d'égalisation (78e). Bâle gère sa fin de match.

Il remporte son troisième match d'affilée face à une formation anglaise. Si les deux victoires face à Chelsea lors de la dernière édition n'avaient pas suffi à le propulser en huitième de finale, celle obtenue hier soir ne donne pas plus de garanties chiffrées. Mais elle prouve que le champion de Suisse a les moyens de revendiquer la deuxième place du groupe derrière le stratosphérique Real Madrid. Un bonus appréciable avant d'affronter le voyage bulgare qui conduira les Rhénans à Razgrad lors de la prochaine journée.

Un champion du monde à Bâle

Les tribunes de Saint-Jacques ont accueilli un champion du monde pour l'affiche Bâle - Liverpool. Le sélectionneur allemand Joachim Löw, couronné en juillet au Brésil, a été découvert par les caméras lors de son arrivée. A quelques sièges du Bundestrainer s'est assis Vladimir Petkovic, l'entraîneur de l'équipe de Suisse, en compagnie d'Antonio Manicone, son assistant. Petkovic avait vécu son baptême du feu helvétique à Saint-Jacques contre l'Angleterre il y a un mois.

Etape commune à Swansea

A l'exception d'un costume trois pièces impeccable et de chaussures au lustrage immaculé comme tous deux en portaient hier soir, Paulo Sousa et Brendan Rodgers partagent une étape commune à la tête de Swansea. L'Irlandais du Nord avait succédé au Portugais à la tête du club gallois en 2010. Les deux hommes se sont affrontés à deux reprises en compétition officielle avant le choc d'hier soir en Ligue des champions. Toutes deux s'étaient terminées sur un 0-0. La première en 2008 lorsque les Queens Park

Rangers de Sousa avaient affronté le Reading de Rodgers. Même résultat un an plus tard entre Swansea, de Sousa donc, et Watford en version Rodgers. La série des matchs nuls sans but s'est terminée hier soir à Saint-Jacques.

Diaz patiente

Expulsé la saison dernière lors du quart de finale retour contre Valence, Marcelo Diaz a écopé d'une suspension de trois matchs. L'international chilien a purgé hier soir la deuxième journée de sa punition. La libération interviendra après la troisième journée qui verra Bâle affronter Ludogorets Razgrad en Bulgarie.