Cyclisme: Maxime Galletti remporte sa première cyclosportive en France voisine

Le Montheysan a gagné, à la pédale, l’Alsacienne, une course réduite à 125 km en raison de la canicule et comptant près de 4500 mètres de dénivelé.
01 juil. 2019, 11:59
C'est la première fois que Maxime Galletti franchit une ligne d'arrivée d'une course aussi longue en vainqueur.

Maxime Galletti a atteint son Graal. Lui qui ne cesse de tourner autour des podiums et de la victoire, lors des nombreuses cyclosportives qu’il dispute durant la saison, souvent à l’étranger, a remporté la 4e édition de l’Alsacienne, une épreuve de 125 km pour près de 4500 mètres de dénivelé. En fait, elle aurait dû compter 167 km mais elle a été raccourcie en raison de la canicule. «Paradoxalement, j’avais eu du mal à l’entraînement durant la semaine», explique-t-il. «J’avais mal supporté la chaleur. Dimanche, par contre, j’ai très bien géré. 200 des 1000 coureurs inscrits ont d’ailleurs abandonné.»

Pas un mètre de plat

Le Montheysan fête donc son premier succès à ce niveau. Jusque-là, lui qui a découvert le vélo voilà cinq ans, seulement, s’était contenté de victoires lors de courses régionales. En Alsace, il s’est imposé à la pédale après avoir usé tous ses compagnons d’échappée. «Il n’y avait pas un mètre de plat, c’est un parcours qui me convenait parfaitement. A 45 km de l’arrivée, nous n’étions plus que trois en tête. J’étais notamment accompagné par Rodolphe Lourd, champion de France masters.»

Les autres concurrents ont tous lâché prise dans la montée du Petit Ballon d’Alsace. Au sommet, Maxime Galletti a essayé d’anticiper en attaquant dans la descente. «Je savais mon adversaire très fort dans les bosses. C’est d’ailleurs lui qui avait effectué toute l’ascension, ou presque, en tête. Au bas, j’avais une minute d’avance mais il restait un grand col et une petite bosse.»

Le champion de France master a craqué

Finalement, Rodolphe Lourd n’est jamais revenu. Il n’a même jamais réduit l’écart puisqu’à l’arrivée, le Montheysan l’a précédé de quelque quatre minutes. «C’était mon jour», sourit-il. «Lui m’a dit qu’il n’était pas bien dans le final. Il avait souffert de crampes. De mon côté, j’ai vécu une journée parfaite. Compte tenu de mon avance, j’ai même pu apprécier cette victoire lors des derniers kilomètres. Je suis quand même un peu surpris parce que je n’avais que deux ravitaillements prévus. Or, j’ai raté le second à 25 km de l’arrivée. J’ai couru les quarante dernières minutes sans boire la moindre goutte d’eau. J’ai même souffert de maux de ventre à la fin. Mais je me suis accroché.»

Habitué à courir de telles épreuves longue distance, Maxime Galletti a retrouvé en Alsace des adversaires qu’il connaissait bien. «Et qui me précèdent, souvent. Depuis le temps que je tournais autour de ce succès… Je vais m’octroyer une semaine de vacances avant d’enchaîner trois autres courses en trois semaines.»

Il courra notamment l’Engadin Radmarathon où il s’était classé troisième en 2018.

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par Christophe Spahr