Sefolosha : «On se libère de la frustration avec le travail»

De retour en Suisse, Thabo Sefolosha revient sur saison NBA. Le joueur du Thunder d'Oklahoma City n'a pas totalement digéré la défaite en demi-finale de Conférence contre Memphis. Le Vaudois a cependant son remède: remettre l'ouvrage sur le métier.

19 juin 2013, 14:00
Thabo Sefolosha va remettre l'ouvrage sur le métier cet été pour continuer à progresser.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, le champion NBA sera connu. Entre les Spurs de San Antonio et le Heat de Miami, tout se décidera lors d’un septième match. Cette finale, Thabo Sefolosha la suit d’un œil distrait. «J’ai vu quelques moments mais pas toutes les rencontres», sourit le Vaudois (29 ans).

S’il ne s’étend pas davantage, c’est parce qu’il aurait aimé être encore sur le parquet. Comme en 2012 lorsque le Thunder avait défié le Heat. «Je maintiens qu’on avait une équipe pour aller au bout…» Alors plutôt Spurs ou Miami? Au jeu des pronostics, Thabo Sefolosha ne s’avance pas trop. «Sur un match, tout est possible. Mais l’expérience de San Antonio peut faire la différence.» Le seul Suisse a joué dans le prestigieux championnat nord-américain préférerait que le titre revienne à son «pote» Tony Parker plutôt qu’au «Big Three» floridien.

"On n'a pas tenu le choc..."

Le Français, Thabo Sefolosha le retrouvera le 17 juillet à Montreux pour un match de gala. Avant d’accueillir «TP», le Vaudois va remettre l’ouvrage sur le métier: 4h d’entraînement le matin, 1h30 l’après-midi, voilà un programme musclé. «Je veux encore progresser, notamment physiquement et mon shoot à l'approche du panier», lâche Thabo Sefolosha au sortir d’une saison où il aura compilé ses meilleures statistiques. Dans le secteur défensif, l’enfant de Vevey demeure une référence. Offensivement, il s’est amélioré; inscrivant deux fois plus de points que lors des années précédentes, et réussissant un record en carrière de 28 unités contre Houston. «D’un point de vue personnel, je suis globalement satisfait, réagit-il. Mais l’équipe voulait aller au bout…»

Puis crack, le ménisque du meneur Russell Westbrook a lâché. Et le Thunder a plié contre Memphis, en demi-finale de la Conférence Ouest. «Nous n’avons pas réussi les ajustements nécessaires, ni à tenir le choc physique sur la durée, regrette Thabo Sefolosha. La déception n’est aujourd’hui toujours pas complétement digérée. Les années passent… Tout donner durant près de 100 matches et finir comme ça… On se libère de la frustration avec le travail.»