Sion: Les Dilettantes créent des univers dans la vieille ville

Dans cette galerie sédunoise les œuvres contemporaines sur papier voisinent avec les pièces de designers suisses.
18 oct. 2021, 08:00
/ Màj. le 18 oct. 2021 à 08:00
Ouverte il y a cinq ans, la galerie collabore avec des lieux d’exposition sierrois et sédunois.

Le plus beau des agencements comprend souvent un mélange d’éléments anciens et contemporains. Les galeristes sédunois l’ont bien compris en s’installant au rez-de-chaussée de la maison de Riedmatten construite au début des années 1800.

 Les pierres séculaires forment un écrin pour les six accrochages organisés par année. L’élégance de cet espace culturel ne doit pas faire hésiter le badaud. Bien au contraire.

Une sélection à admirer

Entrez. Bienvenue. Le nom Les Dilettantes qui s’inspire de l’italien «diletante» signifie «celui qui se délecte». L’invitation ne peut être plus explicite et elle réserve de jolies surprises. «Nous voulons rendre accessible au plus grand nombre l’art et le design, soit par des oeuvres sur papier soit par des pièces de designers suisses émergents», expliquent les deux responsables Karin Denoual et Lucas Mury.

 Les vases de Sylvie Godel, les tasses de Laurin Schaub, les bocaux anoblis de Tomas Kral, les bijoux de l’atelier Té figurent dans la sélection régulièrement enrichie.

Les créateurs des petites maisons d’édition artistique ont également voix au chapitre dans cette galerie concept store. Le Collectif Aristide vient par exemple d’y montrer ses revues.

Des synergies au programme

En novembre, Les Dilettantes fêteront déjà leurs cinq ans. Avec toujours l’envie de partager.

 Des synergies ont été étudiées avec d’autres espaces proches et plus lointains déjà l’an dernier. Une collaboration avec Zone 30 Art public à Sierre a par exemple été nouée. En janvier, Gustave Cerutti exposera aussi bien au numéro 17 de la rue du Grand-Pont qu’à La Grenette à quelques pas. Et une dimension musicale sera ajoutée grâce à des concerts de L’œil & l’oreille. Cette union culturelle fera des heureux. 

Fanny Zambaz présente ses cyanotypes d’Arctique

Les réalisations présentées jusqu’au 13 novembre sont issues d’une résidence artistique à bord d’un voilier effectuée en 2018 dans le nord du cercle polaire avec l’association suisse MaréMotrice. Des photographies ont été prises à la chambre 20x25 lorsque les conditions le permettaient. «J’aime l’artisanat de ce procédé de prise de vue très lent qui me permet de vivre plus profondément certaines sensations et qui m’éloigne de l’immédiateté parfois insupportable qui emprisonne et enlève tant de joies», explique Fanny Zambaz. Elle a ensuite lentement commencé à développer ses plan-films et à trier ses images numériques.

«Il m’aura fallu des mois pour pouvoir commencer les tirages positifs qui sont le cœur de mon travail actuel: le cyanotype géant.»


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par Cathrine Killé Elsig