Voir tout en noir c'est s'assurer une longue vie

Envisager la fin de sa vie avec pessimisme la rallonge. Une étude allemande démontre que les pessimistes vivent en moyenne plus longtemps et en meilleure santé.

28 févr. 2013, 14:45
Le pessimisme rallongerait la vie.

La vie est meilleure avec le sourire, peut-être mais elle dure moins longtemps, révèle une recherche allemande publiée jeudi. Quelque 30'000 personnes au total ont été examinées pour cette étude. Il en ressort que les pessimistes vivent plus longtemps.

"Les personnes âgées qui s'attendent à un degré de satisfaction limité quant à leur situation personnelle à l'avenir vivent manifestement plus longtemps et en meilleure santé que les personnes âgées qui s'imaginent un avenir en rose", écrit l'Institut économique allemand DIW, citant une étude universitaire, dans un communiqué.

Les chercheurs de l'Université Friedrich-Alexander de Nuremberg (sud) se sont basés sur les données du Panel socio-économique allemand, une étude multidisciplinaire de vaste ampleur (30'000 personnes) menée depuis 1984.

Etre pessimiste rend prudent

Mais plus surprenant, l'étude a aussi montré que, dans ce dernier groupe, le risque de dégradation des capacités physiques était plus élevé et le risque de mourir était 10% plus important, chez les personnes les plus optimistes.

"Il est probable que le fait d'être plus pessimiste quant à son avenir incite les personnes âgées à prendre davantage soin de leur santé et à se montrer plus prudent vis-à-vis du danger", suggère Frieder Lang, directeur de l'institut de psychologie gérontologique de l'Université de Nuremberg.

Valables aussi pour les salaires

Parmi les personnes interrogées dans le panel, les plus jeunes sont ceux qui se montrent le plus excessivement optimistes quant à leur situation cinq ans plus tard, et ceux dans la force de l'âge sont les plus réalistes.

Plus on avance en âge, plus on est pessimiste, affirment également les auteurs de l'étude, et paradoxalement, plus on a des revenus élevés et une bonne santé, plus on est pessimiste également, sans doute parce que le potentiel d'amélioration est de ce fait faible, note M. Lang.