Vol MH370: les débris retrouvés à La Réunion appartiendraient à un Boeing 777

Les débris d'avion retrouvés près de l'île de La Réunion mercredi appartiennent probablement à un Boeing 777. Il pourrait s'agir de morceaux de l'appareil de la Malaysia Airlines disparu en mars 2014.

30 juil. 2015, 19:43
In this photo dated Wednesday, July 29, 2015, French police officers carry a piece of debris from a plane in Saint-Andre, Reunion Island. Air safety investigators, one of them a Boeing investigator, have identified the component as a "flaperon" from the trailing edge of a Boeing 777 wing, a U.S. official said. Flight 370, which disappeared March 8, 2014, with 239 people on board, is the only 777 known to be missing. (AP Photo/Lucas Marie)

Le morceau d'aile d'avion retrouvé mercredi sur les rivages de l'île de la Réunion appartient "très probablement" à un Boeing 777. Il sera envoyé en France métropolitaine pour vérifier s'il provient de l'appareil de la Malaysia Airlines disparu en mars 2014, a déclaré jeudi le Premier ministre malaisien Najib Razak.

"Le lieu est cohérent avec l'analyse de la dérive fournie à l'équipe d'enquête malaisienne, qui a montré une trajectoire allant du sud de l'Océan Indien à l'Afrique", a-t-il dit. Il a émis l'espoir que la lumière pourrait être faite sur l'un des épisodes les plus mystérieux de l'aviation civile, l'appareil ayant disparu alors qu'il effectuait la liaison entre Kuala Lumpur et Pékin avec 239 personnes à bord.

Le morceau d'aile retrouvé à Saint-André, dans l'est de La Réunion, va être transféré près de Toulouse, dans une antenne de la Direction générale de l'armement (DGA) spécialisée dans les techniques aéronautiques, une fois que les enquêteurs français, malaisiens et australiens auront examiné la pièce sur l'île, a-t-on appris jeudi auprès de la gendarmerie des transports aériens.

Le laboratoire de Balma, dans la banlieue toulousaine, est notamment spécialisé dans les "investigations après accidents ou incidents sur matériaux, cellules et systèmes". Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a refusé jeudi de confirmer que la pièce provenait d'un Boeing 777.

"Il n'y a aucune confirmation officielle à ce stade concernant la nature de la pièce", a dit un de ses responsables à Reuters en ajoutant que cette information serait donnée soit par les autorités malaisiennes, soit par Boeing. "Le BEA a un rôle de coordination mais pas de direction de l'enquête", a-t-il ajouté en précisant qu'il n'y avait pas d'équipe de son organisme à la Réunion.

Toutes les hypothèses demeurent

Dans un communiqué, le préfet de La Réunion et le ministère français de la Justice ont souligné mercredi qu'aucune hypothèse ne pouvait être exclue dans cette enquête confiée au pôle d'instruction du tribunal de grande instance de Paris. "A ce stade, la provenance du débris n'est pas identifiée. Aucune hypothèse ne peut être exclue, y compris la provenance d'un Boeing 777", peut-on lire dans ce document.

Les experts en aéronautique qui ont vu les images du débris d'avion estiment qu'il pourrait s'agir d'un "flaperon", petit aileron mobile situé en bordure de l'aile proprement dite. "Il est pratiquement certain que ce flaperon provient d'un Boeing 777. Notre chef d'enquête me l'a dit", a déclaré le vice-ministre malaisien des Transports Abdul Aziz.