USA: Trump impose de nouvelles restrictions à l'émigration en provenance de 11 pays

La Maison Blanche va à nouveau accepter des réfugiés sur le sol américain après quatre mois de suspension controversée. Malgré cela, Donald Trump continuera d'imposer des restrictions aux réfugiés venant de 11 pays.

25 oct. 2017, 08:15
Tous, à l'exception de la Corée du Nord, sont des pays à majorité musulmane et c'est de là que provenaient près de la moitié des réfugiés acceptés en 2017: sur 53'716 personnes, 22'150 venaient de Syrie, d'Irak, d'Iran et de Somalie.

Les Etats-Unis vont de nouveau accepter des réfugiés après quatre mois d'une suspension très controversée, a annoncé mardi la Maison Blanche. En revanche, les procédures d'admission des réfugiés originaires de onze pays "à risque" restent gelées.

Cette interdiction temporaire a fait l'objet d'une longue saga judiciaire depuis sa proclamation par Donald Trump dès son arrivée à la Maison Blanche en janvier, dans un décret qui fait encore polémique.

La Cour suprême avait finalement permis en juin sa mise en place partielle, qui devait notamment laisser le temps aux responsables des services migratoires américains de revoir les procédures et méthodes de vérification des antécédents des voyageurs. Ce passage en revue "a rendu notre nation plus sûre", est-il écrit dans le nouveau décret signé mardi par Donald Trump et relançant le système d'admission des réfugiés.

Ces derniers feront désormais face à des vérifications "renforcées", avec notamment une étude plus approfondie de leur présence sur les réseaux sociaux et de leur historique de connections, a expliqué Jennifer Higgins, l'une des responsables du département en charge des réfugiés au sein des services américains d'immigration.

 

 

Coupe des admisions

D'après une note consultée par Reuters, envoyée mardi par l'administration Trump au Congrès avant la présentation de la nouvelle politique d'accueil, Washington va aussi suspendre temporairement un programme de regroupement familial dont bénéficiaient certains réfugiés.

Le nouveau décret s'accompagne d'une coupe profonde dans le nombre d'admissions de réfugiés permises aux Etats-Unis pour l'an prochain. Le président démocrate Barack Obama avait fixé la limite à 110'000 réfugiés pour l'année fiscale 2017, qui s'est achevée le 30 septembre.

Dès son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump avait abaissé ce plafond à 53'000 tout en tentant d'introduire sa suspension du programme. Pour 2018, le républicain a encore abaissé ce nombre à 45'000.