Une demande d'asile au Brésil pour Edward Snowden

Edward Snowden se verrait bien vivre au Brésil. L'ancien employé de la NSA dit avoir transmis une demande formelle d'asile au pays hôte de la Coupe du monde de football.

02 juin 2014, 07:58
JAHRESRUECKBLICK 2013 - JUNI - This photo provided by The Guardian Newspaper in London shows Edward Snowden, who worked as a contract employee at the National Security Agency, on Sunday, June 9, 2013, in Hong Kong. The Guardian identified Snowden as a source for its reports on intelligence programs after he asked the newspaper to do so on Sunday. (KEYSTONE/AP Photo/The Guardian)

Edward Snowden affirme avoir transmis une demande formelle d'asile au Brésil, dans une interview à la chaîne de télévision brésilienne Globo diffusée dimanche soir. L'ancien consultant de l'agence de sécurité nationale NSA est actuellement réfugié en Russie.

"Mon droit d'asile ici (en Russie) prend fin au début du mois d'août. Si le Brésil m'offre (l'asile), je serais heureux de l'accepter (...), j'adorerais vivre au Brésil", a notamment déclaré Edward Snowden, à l'origine des révélations sur l'étendue de la surveillance électronique américaine.

Edward Snowden avait déjà exprimé son intention de se réfugier au Brésil, dans une lettre ouverte aux Brésiliens. "Quand j'étais bloqué à l'aéroport de Moscou (après la révocation de son passeport américain il y a dix mois), j'ai adressé une demande d'asile à différents pays, parmi lesquels figurait le Brésil", a-t-il précisé.

Une campagne lancée sur l'internet pour que le Brésil accorde l'asile à Snowden a recueilli plus d'un million d'adhésions, mais Brasilia a fait savoir qu'il ne répondrait pas à la demande car elle était informelle.

Washington embarrassé

Edward Snowden est inculpé dans son pays d'espionnage et de vol de documents appartenant à l'Etat. Ses révélations, provenant de documents volés, ont embarrassé le gouvernement américain et tendu les relations avec des pays alliés furieux de découvrir que Washington enregistrait même les conversations privées de leurs dirigeants.