Un rhinocéros abattu en plein parc national au Kenya

Malgré une surveillance accrue, un rhinocéros a été tué et sa corne découpée dans le parc national de Nairobi. Les braconniers courent toujours.

26 janv. 2014, 14:59
Le vol de cornes de rhinocéros est en recrudescence à travers l'Europe, où une vingtaine d'actes similaires ont été constatés en 2011.

Des braconniers ont tué un rhinocéros dans le parc national de Nairobi, pourtant l'un des parcs les mieux protégés du Kenya, a annoncé dimanche le service kényan de la faune (KWS). "Les deux cornes de l'animal ont été arrachées à coups de haches et emportées" par les assaillants, .qui n'ont pas été  retrouvés"

En périphérie de la capitale kényane, le parc national de Nairobi, qui abrite le QG du KWS, "est pourtant l'une des zones les mieux protégées, c'est très choquant pour nous", un porte-parole du KWS, Paul Udoto.

Un rhinocéros avait déjà été tué dans le parc en août dernier, premier incident du genre depuis cinq ans. Les cornes avaient là aussi été emportées et les responsables n'avaient pas été retrouvés.

Peines renforcées

Cet incident intervient alors que le Kenya vient pourtant de renforcer sa législation contre le braconnage, avec des amendes allant désormais jusqu'à 170'000 euros et de possibles peines d'emprisonnement à vie.

Le braconnage de rhinocéros mais aussi d'éléphants est en forte hausse en Afrique depuis quelques années, et notamment au Kenya.

En novembre, les autorités kényanes avaient indiqué que 90 éléphants et 35 rhinocéros avaient été abattus par des braconniers dans le pays depuis le début de l'année. Elles avaient aussi commencé à implanter des puces dans les cornes de rhinocéros, pour tenter de lutter contre le braconnage.

Le marché des cornes et défenses est alimenté par une forte demande en Asie. Les cornes de rhinocéros, faites de kératine, la même substance que celle des ongles, sont perçues, à tort, comme ayant des vertus médicales.