Un milliardaire égyptien veut acheter une île pour les migrants

Naguib Sawiris, un riche milliardaire égyptien, souhaite acheter une île en Méditerrainée pour y installer les migrants.
08 sept. 2015, 17:03
Naguib Sawiris (Aegypten), Vorstandsvorsitzender der Orascom Telecom Holding S.A.E., waehrend seiner Rede am Donnerstag, 2. Mai 2013, am 43. St. Gallen Symposium. Die englischsprachige Konferenz ist dem Thema Mut (Rewarding Courage) gewidmet. (KEYSTONE/Gian Ehrenzeller)....Egyptian Naguib Sawiris, chairman of the Orascom Telecom Holding, looks on during the St. Gallen Symposium, a platform for dialogue on key issues in management, the entrepreneurial environment and the interfaces between business, politics and civil society, at the university of St. Gallen, Switzerland, Thursday, May 2, 2013. (KEYSTONE/Gian Ehrenzeller)

Un milliardaire égyptien propose d'acheter une île au large de l'Italie ou de la Grèce pour y installer des centaines de milliers de migrants qui traversent la Méditerranée au péril de leur vie. Il a affirmé qu'il allait contacter les gouvernements grec et italien pour concrétiser son idée.

"La Grèce ou l'Italie, vendez-moi une île, je déclarerai son indépendance, accueillerai les migrants, et leur fournirai des emplois grâce à la construction de leur nouveau pays", a récemment lancé sur Twitter le richissime homme d'affaires Naguib Sawiris.

"Bien sûr que c'est faisable", a-t-il affirmé jeudi, interrogé par une chaîne de télévision privée égyptienne. "Vous avez des dizaines d'îles qui sont désertes et qui pourraient accueillir des centaines de milliers de réfugiés".

M. Sawiris a estimé que le prix d'une telle île pourrait varier entre "10 et 100 millions de dollars", mais que "la question principale était l'investissement dans les infrastructures". Il y aurait "des abris temporaires pour loger les gens, puis vous commencez à employer ces gens pour construire des logements, des écoles, des universités, des hôpitaux", a-t-il expliqué.

Traités comme "des humains"

"Et si la situation s'améliore, celui qui veut rentrer (chez lui) peut le faire", a précisé l'homme d'affaires. Sa propre famille a développé la très populaire station balnéaire de Gouna, sur les côtes égyptiennes de la mer Rouge.

Le milliardaire reconnaît cependant que les défis ne manquent pas, à commencer par convaincre la Grèce ou l'Italie de lui vendre une île, ou encore déterminer l'existence légale de ce nouvel Etat. Mais au moins, les réfugiés seront traités comme "des humains" alors qu'"actuellement, ils sont traités comme du bétail", selon lui.

Depuis le début de l'année, plus de 350'000 personnes fuyant la guerre ou la pauvreté dans leur pays d'origine ont traversé la Méditerranée dans l'espoir de rejoindre l'Europe. Plus de 2600 sont mortes pendant ce périple, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).