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Un Jésus noir enflamme le carnaval de Rio

En mettant en scène un Christ issu des favelas, pauvre et noir, la célèbre école de samba de Mangueira s’attire les foudres de certains religieux qui soutiennent le président d’extrême droite Jair Bolsonaro.

22 févr. 2020, 00:01
Relatives of patients from the Nise de Silveira mental health institute dance during the institute's carnival parade, called in Portuguese: "Loucura Suburbana," or Suburban Madness, in the streets of Rio de Janeiro, Thursday, Feb. 20, 2020. Patients, their relatives and workers from the institute held their parade before the start of Carnival which begins on Feb. 21, in Rio de Janeiro. (AP Photo/Silvia Izquierdo) Brazil Carnival

Dans le Brésil de Jair Bolsonaro tant divisé, le carnaval de Rio de Janeiro n’échappe pas à la polémique. Au cœur d’un nouvel affrontement, on trouve l’école de samba de Mangueira, une des plus anciennes et populaires de Rio. Avec une accusation ravivant le débat entre foi et liberté d’expression: son défilé sur la vie du Christ serait blasphématoire.

L’an dernier, Mangueira avait remporté le titre de championne du carnaval, avec un hommage très politique à une élue noire assassinée. Quelques semaines après l’arrivée à la présidence du populiste Jair Bolsonaro, l’école de samba avait enthousiasmé public et jurés. Pour l’édition 2020, l’école revient avec un thème encore plus sensible au Brésil, qui demeure le premier pays catholique au monde. Les puissantes et riches Églises évangéliques gagnent aussi du terrain partout, des quartiers pauvres des grandes villes aux territoires les plus reculés de l’Amazonie. Celles-ci, qui ont fait campagne...

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