Un convoi de déchets nucléaires italiens est passé à côté de la Suisse

Un convoi de déchets nucléaires italiens parti du nord de l'Italie est arrivé mercredi sans encombre à son terminus de Valognes (nord-ouest de la France).

25 juil. 2012, 16:53
Habituellement les convois de déchets nucléaires attirent les foules écologistes. Ces derniers considèrent ne pas avoir pu protester à cause de l'opacité de l'opération, les autorités estiment que ce sont les vacances qui ont dégonflé les rangs écologistes.

Parti dans la nuit de lundi à mardi de Saluggia (nord de l'Italie) un convoi de déchet nucléaires italiens est arrivé mercredi sans encombre à son terminus de Valognes (nord-ouest de la France).pour arriver à proximité de l'usine de retraitement Areva de La Hague.

Areva a confirmé l'existence de ce convoi de 700 kg de combustibles nucléaires usés destinés à être retraités à l'usine Beaumont-La Hague. La période estivale a facilité ce transport de déchets qui a pu échapper aux manifestations ralentissant habituellement son parcours.
 
Il s'agit de la première expédition, en provenance d'Italie, de déchets radioactifs depuis mai 2011, lorsqu'avait été acheminé le 18e convoi de déchets italiens depuis 2007.
 
Le réseau Sortir du nucléaire entend contester devant le tribunal administratif la légalité du convoi de ces déchets nucléaires. Après avoir été "traités", ces derniers devraient être renvoyés en Italie vers 2020 ou 2025, alors que le gouvernement italien n'a pas encore de solution pour les stocker, a dénoncé lundi le réseau.
 
Opacité du transport critiquée
 
Dans un communiqué, l'organisation s'en prend également à l'opacité de ce transport parti lundi soir du nord de l'Italie et dont les militants anti-nucléaires ont perdu la trace, l'attendant en vain à Versailles et à Joigny.
 
"(...) La Charte constitutionnelle de l'environnement impose un principe de participation du public sur les décisions touchant à l'environnement", relève Sortir du nucléaire.
 
En juin 2011, une écrasante majorité d'Italiens s'est prononcée par référendum contre le retour de l'énergie nucléaire, abandonnée dans la péninsule depuis plus de vingt ans.