Ukraine: Obama accuse Moscou de violer les accords de Genève

Les Russes et les Américains continuent de se renvoyer la balle sur la question ukrainienne. Le président Barack Obama accuse désormais Moscou de ne pas respecter les engagements pris à Genève. Et il menace à nouveau la Russie.
24 avr. 2014, 07:55
En visite officielle au Japon, Barack Obama n'a pas pu éluder la question ukrainienne. Ses déclarations ne vont pas faire baisser la tension.

Le président américain Barack Obama a accusé jeudi la Russie de ne pas respecter l'accord international de Genève destiné à apaiser la tension en Ukraine. Il a menacé Moscou de nouvelles sanctions.

"Jusqu'à présent, nous ne les avons pas vus respecter ni l'esprit ni la lettre de l'accord de Genève", a déploré M. Obama en évoquant l'attitude des Russes, lors d'une conférence de presse à Tokyo.

"Nous continuons de voir des hommes armés malveillants prendre des bâtiments, harceler les gens qui ne sont pas d'accord avec eux, déstabiliser la région et nous n'avons pas vu la Russie intervenir pour les décourager", a souligné le président américain.

Il a ajouté que si la Russie continuait ainsi, il y aurait "des conséquences et de nouvelles sanctions" américaines à son encontre. Il a rappelé que les mesures répressives déjà en place avaient "un impact sur l'économie russe".

M. Obama n'a toutefois pas fixé de date butoir à partir de laquelle de nouvelles sanctions pourraient être décidées.

"Pas de solution militaire"

"A l'inverse, nous avons vu le gouvernement ukrainien prendre des dispositions concrètes, introduire une loi d'amnistie et offrir un vaste éventail de réformes dans le respect de la constitution, qui sont dans la logique des discussions de Genève", a noté M. Obama.

Il a répété qu'il n'y aurait "pas de solution militaire au problème en Ukraine".

Il s'agissait des premiers commentaires publics formulés par M. Obama depuis la signature il y une semaine du compromis international de Genève sur l'Ukraine. Celui-ci prévoit notamment le désarmement des groupes illégaux et l'évacuation des bâtiments occupés, aussi bien de la part des pro-occidentaux à Kiev que des séparatistes prorusses dans l'Est du pays.

Le ton est à nouveau monté mercredi entre Moscou et les Occidentaux, qui s'accusent mutuellement d'orchestrer les actes de leurs partisans et déploient leurs troupes près des frontières ukrainiennes.