L'Allemande Ursula von der Leyen a été élue mardi de justesse par les eurodéputés présidente de la Commission européenne. Elle va succéder en novembre au Luxembourgeois Jean-Claude Juncker et devenir la première femme à la tête de l'exécutif européen.
Cette proche de la chancelière Angela Merkel, désignée le 2 juillet dernier par les dirigeants européens lors d'un sommet de trois jours à Bruxelles, a obtenu 383 voix dans un vote à bulletins secrets. Dans sa première déclaration après son élection, elle a invité tous les eurodéputés à travailler ensemble "de façon constructive".
Elle devait recueillir une majorité absolue de 374 voix, quel que soit le nombre de votes exprimés, pour succéder en novembre à Jean-Claude Juncker, qui appartient à la formation de droite PPE comme elle. En 2014, le Luxembourgeois avait obtenu 422 suffrages contre 250.
Issue incertaine jusqu'à la fin
Jusqu'à une heure avant le début du scrutin, l'issue du vote est restée incertaine, même si en théorie le cumul des voix des trois groupes majoritaires du parlement et proeuropéens, le PPE, les sociaux-démocrates et les libéraux-centristes de Renew Europe, dont font partie les macronistes français, pouvait lui accorder une victoire confortable, avec 444 voix.
Le choix de la ministre de la Défense allemande a en effet crispé nombre d'eurodéputés. Les dirigeants de l'UE avaient fait fi des candidats présentés par le Parlement. Le résultat très serré avec 9 voix de plus que la majorité signifie que nombre de députés pro-européens ont refusé de lui accorder leur soutien malgrè les consignes de leurs présidents de groupe.
Le PPE et ses 182 élus avaient promis de soutenir massivement Ursula von der Leyen. Avis également très favorable de Renew Europe, qui attendait "moins de cinq" dissensions de la part de ses 108 élus.