Turquie: Ankara confirme des frappes contre des positions de l'EI en Syrie et du PKK en Irak

Dans la nuit de vendredi à samedi, des avions de chasse turcs ont frappé des objectifs des rebelles kurdes du PKK en Irak. Des attaques terrestres ont aussi été menées contre le PKK et l'Etat islamique en Syrie.

25 juil. 2015, 10:26
L'opération aérienne a été menée par des avions F16 depuis leur base de Diyarbakir, dan le sud-est de la Turquie.

Des avions de chasse turcs ont frappé sept objectifs des rebelles kurdes du PKK dans le nord de l'Irak dans la nuit de vendredi à samedi, a confirmé samedi le gouvernement. La Turquie a simultanément lancé des attaques terrestres contre le PKK et l'Etat islamique dans le nord de la Syrie.

Parmi les objectifs du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) visés figurent des "abris, hangars, cavernes et installations logistiques remplies de munition", indique un communiqué publié samedi matin sur le site du Premier ministre Ahmet Davutoglu.

Les autorités turques ont également indiqué que, en marge de l'opération aérienne menée par les avions F16 depuis leur base de Diyarbakir (sud-est), l'artillerie turque avait également ouvert le feu sur des objectifs de l'EI et du PKK.

Longtemps critiquée pour son inertie vis-à-vis des groupes radicaux hostiles au régime syrien, la Turquie s'est résolument engagée dans la lutte contre le mouvement djihadiste en menant vendredi à l'aube un premier raid aérien contre le groupe djihadiste sur le territoire syrien.

Ce changement de stratégie est intervenu dans la foulée de l'attentat suicide, attribué à l'EI, qui a fait 32 morts et une centaine de blessés lundi dans la ville de Suruç, près de la frontière syrienne.

Depuis lundi, le PKK a multiplié les attaques contre les forces de l'ordre turques, en riposte a-t-il dit à l'attaque de Suruç qui a visé des jeunes militants de gauche proches de la cause kurde.

Les frappes aériennes turques de vendredi soir menacent de faire voler en éclats le processus de paix engagé entre le gouvernement et les rebelles kurdes à l'automne 2012. Depuis plus de deux ans, un cessez-le-feu était globalement respecté entre les deux parties.