Trump fait de nouveau polémique avec la famille d'un soldat tué en Irak

Donald Trump fait polémique une fois de plus avec la famille d'un capitaine musulman de l'US Army tué en Irak en 2004. La candidat républicain a annoncé que ce militaire serait toujours en vie si lui-même avait été président à l'époque. Le candidat s'en est également pris à ses propres troupes.
11 oct. 2016, 20:34
Donald Trump a par ailleurs accusé mardi ses pairs républicains de manquer de loyauté et de torpiller sa campagne.

Donald Trump se retrouve à nouveau en pleine polémique avec la famille d'un capitaine musulman de l'US Army tué en Irak en 2004. Le candidat républicain à la Maison Blanche a indiqué que ce militaire serait toujours en vie si lui-même avait été président à l'époque. Le candidat s'en est également pris à ses propres troupes.

Le père du défunt, Khizr Khan, s'en est pris à Donald Trump mardi sur CNN. "Faire passer son opportunisme politique avant la souffrance des familles est une honte pour ce candidat", a-t-il déclaré lors d'une interview. C'est la deuxième fois qu'une controverse éclate entre le candidat et la famille du capitaine Humayun Khan.

Fin juillet, Khizr Khan a prononcé un discours à la convention nationale du parti démocrate à Philadelphie pour présenter le cas de son fils et critiquer le camp Trump pour sa proposition d'interdire temporairement aux musulmans l'entrée aux Etats-Unis.

Donald Trump avait répondu à l'époque en se demandant si l'épouse de Khizr Khan, Ghazala Khan, "n'était pas autorisée" à s'exprimer alors qu'elle se tenait silencieuse au côté de son mari sur la scène de la convention. Avec cette insinuation sur le conservatisme de l'islam, M. Trump s'était retrouvé englué des jours durant dans une dispute avec les parents musulmans d'un héros de guerre mort au combat.

Dimanche, à l'issue du second débat entre Donal Trump et sa rivale démocrate Hillary Clinton, les Khan ont été stupéfaits d'entendre le candidat républicain citer à nouveau le nom de leur fils. Ils se sont dits "attristés" et "sous le choc". M. Trump en a profité pour critiquer Mme Clinton d'avoir voté en faveur de l'intervention américaine en Irak en 2003, alors qu'elle était sénatrice.

Trump accuse son propre camp

Le candidat a par ailleurs accusé mardi ses pairs républicains de manquer de loyauté et de torpiller sa campagne. Il a notamment réagi à la position défendue la veille par l'homme fort du Congrès, Paul Ryan, indiquant qu'il ne défendrait plus son ticket le 8 novembre.

"Notre très faible et très inefficace leader Paul Ryan a tenu une très mauvaise conférence téléphonique où les participants se sont insurgés contre son manque de loyauté", a tweeté M. Trump.

Ce dernier a semblé reconnaître que la victoire à la Maison Blanche dans un mois s'annonçait difficile et ce en raison, selon lui, des défections au sein du parti républicain. "C'est dur de bien faire quand Paul Ryan et les autres vous apportent zéro soutien !".

Il a même estimé que les démocrates étaient "beaucoup plus loyaux" envers Hillary Clinton que les républicains envers lui. Il s'est toutefois réjoui "qu'on lui ait enlevé les menottes". "Je peux maintenant me battre pour l'Amérique comme je veux", a-t-il lancé sur Twitter.