Trois Français sur quatre sont opposés à la grève des cheminots

La grève des cheminots français n'est pas soutenue par les Français. Quelque 76% d'entre-eux y sont opposés, bien que seuls 34% connaissent les raisons du mouvement qui secoue la SNCF.

17 juin 2014, 06:45
Plus des trois quarts des Français (76%) se disent opposés à la grève des cheminots, selon un sondage Harris Interactive.

Plus des trois quarts des Français (76%) se disent opposés à la grève des cheminots, selon un sondage Harris Interactive. Ils sont toutefois seulement 34% à connaître les raisons de ce conflit qui secoue la SNCF depuis sept jours.

Selon cette enquête publiée mardi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France", 22% des personnes interrogées sont favorables à la grève (2% ne se prononcent pas). Si 34% connaissent précisément les revendications des syndicats à l'origine du conflit (CGT, SUD-Rail, rejoints par FO), ils sont autant à ne pas les connaître précisément et 30% à ne pas les connaître du tout (2% ne se prononçant pas).

Enfin, à qui faire confiance pour sortir de cette crise liée au projet de réforme ferroviaire qui arrive en discussion à l'Assemblée mardi? 41% répondent à la SNCF, 27% citent le gouvernement, 22% la CGT et 18% SUD-Rail.

Ce sondage a été réalisé en ligne le 16 juin auprès d'un échantillon de 802 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Les syndicats CGT et SUD-Rail refusent de désarmer au septième jour de la grève des cheminots alors que les députés entament l'examen de la réforme ferroviaire. Les parlementaires doivent se pencher mardi après-midi sur le texte de loi qui vise à stabiliser la dette de 44 milliards d'euros du secteur ferroviaire et à préparer son ouverture totale à la concurrence.

Pour ce faire, le projet de loi prévoit de regrouper dans une holding publique la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau. Près de 400 amendements ont été déposés, émanant de tous les groupes.

La CGT et SUD-Rail n'ont pas désarmé malgré une érosion continue du taux de participation au conflit, de 14,8% lundi contre 27,64% le premier jour de grève. Les syndicats ont appelé les cheminots à "faire grandir le rapport de force" après avoir été reçus par la direction de la SNCF.