Syrie: les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont frappé le régime de Bachar al-Assad

Une coalition militaire entre les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne a frappé tôt samedi matin plusieurs positions du régime syrien de Bachar al-Assad. Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit samedi après-midi.

14 avr. 2018, 08:11
/ Màj. le 14 avr. 2018 à 20:57
Trois sites ont été ciblés par la coalition.

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont mené samedi des frappes ciblées contre la Syrie pour punir le régime de Bachar al-Assad accusé par Donald Trump d'avoir mené des attaques chimiques "monstrueuses". Damas dénonce "une violation du droit international".

 

 

Au moment même où le président américain s'exprimait depuis la Maison Blanche, des détonations étaient entendues à Damas, marquant un nouveau chapitre dans ce pays ravagé par une guerre sanglante qui dure depuis sept ans. Selon un correspondant de l'AFP sur place, plusieurs explosions successives ont été entendues suivies par des bruits d'avions tandis que des colonnes de fumée s'élevaient du nord-est de la ville.

"J'ai ordonné aux forces armées des Etats-Unis de lancer des frappes de précision sur des cibles associées aux capacités du dictateur syrien Bachar al-Assad en matière d'armes chimiques", a lancé M. Trump. "Une opération combinée est désormais en cours avec la France et le Royaume-Uni, nous les remercions tous les deux", a-t-il ajouté.

La défense anti-aérienne syrienne est entrée en action contre "l'agression américaine, britannique et française", a rapporté la télévision d'Etat syrienne. Le régime syrien a jugé que cette opération militaire constituait une violation "flagrante" du droit international et était "vouée à l'échec".

 

 

La Russie, soutien indéfectible du régime de Damas, a vivement réagi par la voix de son ambassadeur aux Etats-Unis, Anatoli Antonov. "Nos mises en garde n'ont pas été entendues", a-t-il estimé, jugeant que ces frappes étaient une "insulte" au président russe Vladimir Poutine.

Sites évacués

Un acte qui sera suivi de conséquences: "Un scénario pré-conçu est en cours d'exécution", a-t-il réagi sur Twitter. "Les Etats-Unis, qui détiennent le plus gros arsenal d'armes chimiques, n'ont aucun droit moral de blâmer d'autres pays", poursuit l'ambassadeur.

Les sites militaires visés par les frappes avaient été évacués il y a plusieurs jours, a déclaré samedi un haut responsable du régime syrien. Et ce, à la suite d'informations émanant de la Russie. Il a ajouté que les autorités syriennes étaient en train d'évaluer l'impact de ces frappes.