Sydney: un homme a été arrêté alors qu'il prévoyait un attentat à Nouvel An

Jeudi, la police de Sydney a arrêté un homme de 40 ans qui prévoyait un attentat le jour de Nouvel An. Cette arrestation intervient une semaine après plusieurs autres attentats déjoués le jour de Noël. Depuis 2014, douze tentatives d'actes terroristes ont été déjoués sur le sol australien.

30 déc. 2016, 07:53
Le suspect avait menacé les festivités du Nouvel An à Sydney, où plus d'un million de personnes sont attendues chaque année. (Illustration)

Un homme a été arrêté jeudi à Sydney, en Australie, par la police antiterroriste de Nouvelle-Galles du Sud, après avoir menacé sur un blog les festivités du Nouvel An. Le suspect, âgé de 40 ans, a été intercepté à l'aéroport, alors qu'il rentrait de Londres.

Il devait être présenté vendredi devant un tribunal, pour répondre des accusations d'avoir "fait des menaces en lien avec le Nouvel An", a indiqué un communiqué de la police, sans autre précision.

La police a été alertée par un informateur. Des documents et des disques durs d'ordinateur ont été saisis après des perquisitions à son domicile et dans un garde-meuble situé en ville.

"Les premiers éléments de l'enquête semblent indiquer qu'il s'agit d'un incident isolé", a précisé une commissaire adjointe. "En conséquence, nous sommes persuadés qu'il n'y a pas de menaces actuelles ou spécifiques contre les festivités du Nouvel An. Tout le monde devrait profiter de la fête", a-t-elle ajouté.

 

 

Douze attentats déjoués

Cette arrestation est intervenue une semaine après que la police australienne a affirmé avoir déjoué un "complot terroriste" inspiré par l'Etat islamique, qui prévoyait plusieurs attentats le jour de Noël plus au sud, à Melbourne.

Au cours des deux dernières années, douze tentatives d'attentat ont été déjouées sur le sol australien, selon les autorités. Mais le pays n'a pas été épargné, avec quatre attaques, dont le meurtre d'un policier à Sydney l'an dernier.

La police antiterroriste a procédé à un grand nombre d'arrestations depuis fin 2014, s'inquiétant du jeune âge et du niveau de radicalisation de ces personnes interpellées.