Spectacle: le comédien et metteur en scène français Robert Hossein est décédé

Véritable monument du théâtre, le Français Robert Hossein est décédé ce jeudi à l’âge de 93 ans. Il était connu pour ses rôles dans la série des «Angéliques» et dans de grandes comédies musicales.

31 déc. 2020, 14:16
Robert Hossein était devenu un sex-symbol dans les années 60 grâce au rôle de Jeoffrey de Peyrac dans "Angélique, marquise des anges", qui le rend célèbre. Ici avec l'actrice Marina Vlady.

Monument du théâtre, le comédien et metteur en scène français Robert Hossein est décédé jeudi, a annoncé son épouse à l’AFP. Il était connu pour son rôle du comte de Peyrac dans la série des «Angélique» et pour ses comédies musicales grandioses comme «Les Misérables».

 

 

Il est décédé «ce matin à l’hôpital» après «un problème respiratoire», a indiqué la comédienne Candice Patou, confirmant une information de l’hebdomadaire Le Point. L’acteur avait fêté mercredi ses 93 ans.

«Du théâtre comme vous n’en verrez qu’au cinéma», prônait ce défenseur du théâtre destiné au plus grand nombre, avec de super productions comme «Un homme nommé Jésus», «Les Misérables» ou «Notre Dame de Paris».

Sex-symbol

Mais avant cela, il était un acteur devenu un sex-symbol dans les années 60 grâce au rôle de Jeoffrey de Peyrac dans «Angélique, marquise des anges», qui le rend célèbre.

Né le 30 décembre 1927 d’un père iranien zoroastrien compositeur et d’une mère russe orthodoxe, Robert Hossein, né Abraham Hosseinoff, a grandi dans la pauvreté et décidé après la guerre, à 15 ans, de se consacrer à l’art dramatique.

A Reims, il fonde son «théâtre populaire» et une école d’où sortiront les comédiennes Anémone et Isabelle Adjani.

Prince du théâtre populaire

Au cinéma, sa carrière s’étend de 1948 à 2019. Il donne notamment la réplique à Brigitte Bardot dans «Le repos du guerrier» (1962), et devient l’acteur fétiche de Roger Vadim («Le Vice et la Vertu» en 1963, «Barbarella» en 1968).

«Il a été acteur, auteur, metteur en scène, c’était le prince du théâtre populaire, on ne compte pas ses succès, il avait un sourire charmeur, un oeil de velours, une belle voix: que d’atouts pour un homme qui avait le charme de Robert Hossein – c’est normal puisque c’était lui!», a réagi l’ancien président du Festival de Cannes, Gilles Jacob sur Twitter.