Scandale VW: des investisseurs exigent la transparence

Des constructeurs automobiles, parmi lesquels Volkswagen, Toyota et General Motors, se sont vus exiger de dévoiler leurs activités de lobbying destinées à influencer le débat sur les nouvelles normes d'émissions polluantes.

13 oct. 2015, 07:39
Plusieurs fonds d'investissements ont demandé plus de transparence de la part des constructeurs automobiles, à la suite du scandale des moteurs diesel truqués de Volkswagen.

Plusieurs fonds d'investissements ont demandé plus de transparence de la part des constructeurs automobiles, à la suite du scandale des moteurs diesel truqués de Volkswagen. Ils ont mené une action coordonnée dévoilée mardi par l'ONG britannique ShareAction.

De grands constructeurs comme Volkswagen, Toyota et General Motors ont été pressés dans une lettre de dévoiler leurs activités de lobbying destinées à influencer le débat sur les nouvelles normes d'émissions polluantes en Europe comme aux États-Unis.

La lettre a été signée par 19 investisseurs comme AXA Investment Managers et plusieurs fonds de pension suédois. Ceux-ci pèsent, au total, 625 milliards de livres (920 milliards de francs) d'actifs sous gestion, selon ShareAction.

Les investisseurs demandent encore aux constructeurs automobiles de dévoiler combien ils ont versé aux associations professionnelles du secteur. Ils réclament, également, plus de transparence sur les activités de l'Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA).

La lettre a été spécifiquement envoyée à Carlos Ghosn. Il s'agit du patron de l'alliance Renault Nissan, qui préside l'ACEA.

Influence politique

L'action a été coordonnée par ShareAction avec InfluenceMap, une autre ONG. Cette dernière suit les activités de lobbying des entreprises sur les questions liées au climat.

"L'affaire Volkswagen souligne le besoin d'un régime de divulgation amélioré, à la fois sur la position des entreprises concernant les législations clefs et sur leur implication dans le processus de décision politique", a jugé Dylan Tanner, directeur exécutif chez InfluenceMap.

Volkswagen a admis, le mois dernier, à la suite de révélations des autorités américaines, avoir équipé 11 millions de véhicules dans le monde d'un logiciel capable de fausser les résultats des tests antipollution.