Retour des juifs en Israël: François Hollande répond à Benjamin Netanyahu

Le président français a réaffirmé lundi que les juifs avaient leur place en Europe. Cette déclaration fait suite à l'appel lancé dimanche par Benjamin Netanyahu. Le premier ministre israélien a invité les juifs européens à venir s'installer en Israël.

16 févr. 2015, 10:47
François Hollande a tenu à rassurer les juifs d'Europe.

François Hollande a assuré lundi que les juifs avaient "leur place en Europe et en particulier en France". Il répondait indirectement à l'appel lancé la veille par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ce dernier invitant les juifs à rejoindre Israël.

Le président français a par ailleurs annoncé qu'il se rendrait mardi dans le Bas-Rhin, dans l'est de la France, "si les conditions sont réunies", à une cérémonie après la profanation de centaines de tombes dans un cimetière juif.

Le premier ministre Manuel Valls a pour sa part assuré lundi sur les ondes de la radio RTL que la France ne voulait pas le départ des Juifs de France en Israël. Il a à nouveau "regretté" les déclarations de M. Netanyahu exhortant les juifs européen à émigrer en Israël, déclaration faite à la suite du drame au Danemark.

"Mon message aux Français juifs est le suivant", a poursuivi M. Valls. "La France est blessée comme vous et la France ne veut pas votre départ. La France vous dit une nouvelle fois son amour, son soutien, sa solidarité. Cet amour est bien plus fort que les actes de haine, fussent-ils répétés."

Manuel Valls a aussi utilisé pour la première fois le terme d'"islamo-fascisme" pour qualifier la menace pesant sur l'Europe. "Pour combattre cet islamo-fascisme, puisque c'est ainsi qu'il faut le nommer, l'unité doit être notre force. Il ne faut céder ni à la peur, ni à la division", a-t-il déclaré sur RTL.

Intervenant un peu plus d'un mois après les attentats de Paris qui avaient fait 17 morts, les événements de Copenhague ont eu un écho particulier en France, où le journal "Le FigaroF titrait lundi à la Une: "l'Europe face à la contagion islamiste".