République démocratique du Congo: des braqueurs volent pour un million de dollars à Goma

Des malfrats ont attaqué un véhicule de banque à Goma en République démocratique du Congo, avant de s'enfuir au Rwanda avec leur butin de plus d'un million de dollars.
06 août 2015, 15:22
Des braqueurs ont attaqué un fourgon blindé à Goma (RDC) avant de s'enfuir avec leur butin (un million de dollars) au Rwanda.

Des hommes armés ont attaqué mardi le véhicule d'une banque à Goma, dans l'Est de la République démocratique du Congo, emportant "un million de dollars", selon une autorité provinciale. Les malfrats se sont enfuis au Rwanda voisin.

Il s'agit de la deuxième attaque subie par la Banque internationale pour l'Afrique au Congo (BIAC) depuis le début de l'année. La banque restait injoignable dans l'après-midi pour commenter ces informations et préciser le montant des fonds dérobés. Mais le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku, a affirmé que "un million de dollars" avaient été volés.

Le braquage s'est produit à la mi-journée alors qu'une jeep envoyée par la BIAC venait de récupérer des fonds à l'aéroport de Goma. "La police a réussi à tirer sur les assaillants, l'un d'eux serait mort et le véhicule (a été) récupéré", a déclaré le commandant supérieur et commissaire provincial de la police, le colonel Awachango Umiya Vital.

De son côté, un témoin a assuré que la victime était en fait le conducteur de la voiture tout terrain qui transportait l'argent de la BIAC.

Le témoin du braquage a assuré que les voleurs avaient transféré l'argent volé dans un autre véhicule avant de s'enfuir au Rwanda. Cette version a été confirmée de source proche de la police de l'ONU en RDC. Selon le colonel Awachango Umiya Vital, le véhicule des voleurs a été retrouvé abandonné à la frontière.

"Rendre la vive invivable" à Goma

"Le mécanisme de vérification discute avec les autorités rwandaises pour ramener les braqueurs et l'argent pillé mais jusque-là il y a une résistance des autorités rwandaises", a déclaré le gouverneur Paluku.

Le maire de Goma, Naasson Kubuya Ndoole, a expliqué que des suspects étaient aux arrêts et que la police enquêtait, se refusant à plus de commentaire.

Plusieurs attaques à main armée et assassinats ont été recensés depuis que la rébellion Mouvement du 23 mars (M23) a officiellement quitté Goma le 1er décembre, après onze jours d'occupation. Les rebelles avaient accepté ce retrait en échange de discussions avec le gouvernement de Kinshasa, actuellement en cours dans la capitale ougandaise, Kampala.

Julien Paluku avait assuré se trouver face à "deux grands défis" posés par "les plus de 1170 détenus - dont plus de 700 militaires - qui se sont échappés de prison lors de la prise de Goma, et les éléments camouflés du M23.

Viols

L'ONU a de son côté indiqué qu'au moins 126 femmes ont été violées fin novembre quand les soldats gouvernementaux ont fui l'avancée des rebelles près de Goma. Pour l'instant, 9 soldats des forces gouvernementales ont été arrêtés, 2 pour viols et 7 pour des actes de pillages a indiqué un porte-parole des Nations unies.